Victoriaville, le 10 juin 2026 – La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et la Chambre de Commerce d’industrie des Bois-Francs et de l’Érable voient la réouverture du Programme de l'expérience québécoise (PEQ) pour deux ans comme un signal positif pour redonner de la prévisibilité, mais qui ne règle pas l’essentiel. Tant que les seuils d’immigration permanente demeureront aussi bas, la pénurie de main-d’œuvre ne se réglera pas. Un droit acquis doit aussi être immédiatement instauré pour tous les travailleurs en emploi qui attendent de pouvoir compléter leurs démarches.
« Dans les Bois-Francs et de L'Érable, plusieurs entreprises font face à des défis de recrutement qui freinent leur croissance et compromettent parfois la réalisation de projets importants. La réouverture du PEQ apporte une prévisibilité bienvenue pour les employeurs et les travailleurs déjà établis dans notre région, mais elle ne suffira pas à répondre aux besoins du marché du travail. Nos entreprises ont besoin d'un accès durable à la main-d'œuvre et cela passe par des seuils d'immigration mieux adaptés à la réalité économique des régions ainsi que par la mise en place d'un droit acquis pour les travailleurs déjà en emploi qui contribuent activement à notre développement. », a affirmé Anne-Marie Bédard, présidente-directrice générale de la CCIBFE.
« Le Québec a besoin de 106 000 travailleurs étrangers par année simplement pour combler les postes actuels dans nos entreprises. La fermeture du PEQ était une erreur et sa réouverture est une bonne nouvelle pour redonner de la prévisibilité aux travailleurs et aux entreprises. Mais si les seuils d’immigration ne bougent pas, ça ne règle pas le problème de fond. Le Québec ne réussira pas à assurer la survie et la croissance des entreprises en région sans accueillir suffisamment de travailleurs », a affirmé Véronique Proulx, présidente-directrice générale de la FCCQ.
La FCCQ et la chambre demandent donc une hausse des seuils d’immigration et la mise en place d’un droit acquis pour tous les travailleurs occupant actuellement un emploi. Il en va de la capacité de nos entreprises à retenir une main-d’œuvre essentielle à leur croissance et à la vitalité économique de nos régions. Sans un nombre suffisant de travailleurs, la réalisation des projets énergétiques, industriels et d’infrastructures est également compromise.
Il s’agit d’ailleurs de l’une des 7 priorités électorales de la FCCQ et du réseau des chambres de commerce en vue de la campagne électorale qui s’amorce : https://www.fccq.ca/app/uploads/2026/06/2026-06-plateforme-electorale-fccq-quebec-2026.pdf
La FCCQ et la chambre demandent aussi au gouvernement fédéral de reconnaître la réalité québécoise en matière d’immigration temporaire. Les récents assouplissements au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) demeurent insuffisants pour répondre aux besoins des entreprises. Pour des entreprises québécoises du secteur manufacturier, notamment, les exigences du PEQ et du PSTQ sont trop contraignantes et les travailleurs étrangers temporaires demeurent nécessaires.