La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) joint sa voix à celles de l’Alliance des chambres de
commerce de Chaudière-Appalaches (ACCCA), des chambres de commerce du Centre-du-Québec, du Bas-St-Laurent et de la Gaspésie afin d’appuyer les dossiers de réhabilitation du chemin de fer Québec Central et du
chemin de fer de la Gaspésie.
Bien que ces deux projets aient été désignés précédemment comme projets d’infrastructures stratégiques en vertu
de la Loi concernant l’accélération de certains projets d’infrastructure, censée simplifier les étapes d’acquisition de
terrains, d’évaluations environnementales et d’expropriations, ces deux chantiers accusent des retards
considérables sur les derniers tronçons, au grand désarroi de la population et de la communauté d’affaires.
Malheureusement, ces délais nuisent de plus en plus aux entreprises et freinent désormais de manière tangible le
développement économique des régions concernées.
Chemin de fer Québec Central – Tronçons entre Vallée Jonction et Thetford Mines
Plusieurs entreprises avaient planifié et investi des sommes importantes dans leur développement au cours des
dernières années, en prévision du retour du train. Dans le cas de l’usine d’engrais KSM Inc. à Tring-Jonction, la
production est déjà commencée, et l’absence du service ferroviaire met en péril cet investissement de 70 M$, ainsi
que 70 emplois bien rémunérés. D’où l’importance pour cette usine d’être raccordée au réseau ferroviaire le plus
rapidement possible.
Dans le cas de Chaudière-Appalaches, c’est environ 3 G$ de projets innovants qui sont en planification dans le
domaine de la revalorisation des résidus miniers, en plus des projets d’extraction de minéraux stratégiques, de
séquestration de carbone et d’énergies vertes.
Pour l’ensemble de ces projets, l’accès au transport ferroviaire est indispensable compte tenu des volumes
importants qui devront être acheminés. Le transport routier, quant à lui, demeure trop coûteux pour assurer une
rentabilité à long terme.
De plus, cette ligne ferroviaire offrirait des alternatives aux entreprises manufacturières afin qu’elles puissent
atteindre plus facilement de nouveaux marchés. Ne pouvant plus se fier entièrement à notre marché traditionnel
avec les États-Unis, le train demeure l’un des moyens les plus abordables pour acheminer nos exportations vers
les ports maritimes du Québec et ailleurs au Canada.
Chemin de fer de la Gaspésie – Tronçon entre Port-Daniel-Gascon et Gaspé
Parallèlement, la situation du chemin de fer de la Gaspésie soulève une inquiétude aussi vive. Les retards, les
suspensions de contrats et l’absence d’échéancier clair pour la réalisation du tronçon Port-Daniel–Gascons-Gaspé
compromettent le retour attendu des services de marchandises et de passagers.
La mobilisation régionale demeure forte, et les attentes sont élevées quant à la capacité du gouvernement de
respecter ses engagements et d’assurer la mise en service de l’ensemble de la ligne ferroviaire. Malheureusement,
le retour à l’étape de planification pour le dernier tronçon a miné la confiance de la communauté d’affaires dans les
derniers mois.
Une confirmation claire de la réalisation intégrale du tronçon jusqu’à Gaspé, sans nouveaux délais, est essentielle.
Au même titre que pour le Québec Central, l’annonce d’un calendrier précis, complet et public est absolument
nécessaire pour garantir la prévisibilité du projet et rassurer les entreprises.
Il est grand temps de mener à terme ces chantiers afin que les régions puissent enfin bénéficier des retombées
promises depuis longtemps.
Nous demandons donc au gouvernement :
1. Un engagement quant au maintien des échéanciers et la mise en place de mesures concrètes pour éviter
tout retard supplémentaire et assurer une réalisation prévisible des projets ;
2. Une confirmation ferme de la réalisation intégrale du tronçon de Vallée-Jonction à Thetford Mines, sans
délai supplémentaire.
3. Une confirmation claire de la réalisation intégrale du tronçon Port-Daniel-Gascon à Gaspé, sans délai
supplémentaire.
4. La possibilité de mener des travaux en période hivernale afin d’éviter des retards additionnels tout en
maintenant la qualité des infrastructures.
Véronique Proulx, EMBA
Présidente-directrice générale
Fédération des chambres de commerce du Québec