50e anniversaire Rocheleau
De sa fondation en 1976 jusqu’à aujourd’hui, Rocheleau, une entreprise familiale de Victoriaville, franchit le fil du temps, atteignant cette année le demi-siècle d’existence. D’ailleurs, l’entreprise soulignera sous peu son 50e anniversaire.
Paul Rocheleau a d’abord lancé son entreprise dans sa maison avant de poursuivre ses activités sur le boulevard des Bois-Francs Sud.
La croissance de ses affaires l’amène, en 1983, à acquérir le bâtiment actuel au 760, boulevard Pierre-Roux Est qui s’appelait à l’époque le boulevard Industriel.
Le fils du fondateur, Marc Rocheleau a repris les rênes en 1997 alors que l’entreprise traversait des difficultés financières. « Alors que personne n’y croyait, Marc y a cru. Il avait raison d’y croire, mais les premières années n’ont pas été de tout repos », expose la directrice générale Marie-France Grenier.
« On voit, on admire le succès d’une entreprise lorsqu’elle est au sommet, sans voir cependant toutes les années de misère, de sacrifices et de doutes qui ont précédé », souligne-t-elle.
Marc avait la foi, mais, avec une famille, avec de jeunes enfants à sa charge et un autre qui s’en venait, il lui a fallu prendre des risques. « Ça passe ou ça casse. Il a mis ses tripes sur la table. C’est cette puissance des entrepreneurs qu’on ne voit malheureusement pas », observe Marie-France Grenier qui a joint l’équipe en 1998.
« Nos premières années n’étaient pas ce qu’elles sont aujourd’hui, relate-t-elle. À mon arrivée, nous étions quatre ou cinq. Aujourd’hui Rocheleau emploie près d’une quarantaine de personnes. Ça n’a plus rien à voir. »
En 50 ans, l’entreprise a dû prendre de l’expansion pour soutenir sa croissance continue. Un premier agrandissement de l’entrepôt a été réalisé en 2013, suivi d’un second devenu nécessaire huit ans plus tard en 2021, l’année du décès du fondateur.
D’autres étapes charnières marquent l’histoire de Rocheleau, comme le début en 2008 des visites chez les fournisseurs asiatiques et dans les expositions.
En 2010, un premier travail s’effectue en matière d’équité salariale.
L’entreprise, en 2018, se dote d’une nouvelle identité visuelle et d’un nouveau logo.
Rocheleau, par ailleurs, a eu l’occasion de s’illustrer, obtenant notamment les certifications Employeur remarquable en 2023, bien-être au travail en 2024 en plus des certifications de l’Office de la langue française et de la Démarche D2 en 2025.
L’entreprise a aussi été honorée en étant couronnée lauréate cette année au Panthéon de la performance dans la catégorie Projet innovateur en ressources humaines en plus d’être finaliste dans une autre catégorie.
L’entreprise poursuit son chemin
Aujourd’hui, Rocheleau poursuit sur une bonne lancée. « Mais on travaille fort. On ne doit pas avoir les deux pieds sur le pouf. Avec le contexte économique, le marché incertain, on doit toujours se réinventer, indique la directrice générale. Dans notre domaine, nous sommes le petit des gros. On rivalise contre une compagnie qui est cotée à la bourse. Et se faire comparer à eux, c’est flatteur quelque part. Et ça amène des défis. Ils ont des capacités que nous n’avons pas.
Malgré tout, on tire très bien notre épingle du jeu. »
Rocheleau est un distributeur de produits de quincaillerie pour les fabricants de meubles et d’armoires de cuisine, notamment, dans les secteurs commercial et industriel. L’entreprise propose une vaste gamme de produits permettant de soutenir des projets d’aménagement variés, que ce soit pour la cuisine, la salle de bain, la salle de lavage, les chambres à coucher et autres.
« Rocheleau ne vend pas aux particuliers. Nous vendons aux fabricants de meubles, d’armoires de cuisine et aux ébénisteries. Notre clientèle se trouve partout au Québec, des les provinces maritimes et on effleure un peu l’Ontario », fait savoir Marie-France Grenier.
Dans le contexte actuel, observe-t-elle, ce ne sont pas les plus forts qui vont résister, mais c’est ceux qui s’adaptent le mieux. « Alors, adaptons-nous à ce qui arrive. On a beau faire les meilleurs plans, nous devons les ajuster continuellement. On n’a pas le choix. Avec la part d’incertitude que suscite le contexte, l’importance d’être le plus agile possible, d’être capable de se parler, d’être sur le plancher pour être en mesure de prendre le pouls, c’est ce qui aide dans une petite entreprise », explique-t-elle.
La proximité différencie Rocheleau de son gros compétiteur Richelieu. « Les clients qui nous contactent parlent à une personne de notre service à la clientèle et ne se retrouvent pas à un centre d’appel. On y croit à la technologie, note Marie-France Grenier, mais les gens ont besoin d’un contact humain. C’est ce qui se passe chez nous, autant dans nos relations avec nos fournisseurs, nos clients, qu’avec les employés. Moi je suis une gestionnaire de proximité, j’en fais un grand cheval de bataille. C’est selon moi ce qui nous a permis de passer le fil du temps. »
Cette proximité s’observe aussi dans la livraison rapide. Les clients obtiennent ce qu’ils veulent dans un délai maximal de 24 à 48 heures.
L’équipe
Rocheleau peut compter sur des travailleurs fiables, dévoués. « On aura beau avoir la meilleure stratégie de vente, les meilleurs projets, les meilleurs produits, si on n’a pas l’équipe qui pousse comme nous on y croit en tant que gestionnaires, ça ne marchera pas. Chez Rocheleau, c’est l’humain avant tout », affirme la DG.
Le sang Rocheleau a beau ne pas couler dans les veines des employés, mais c’est tout comme pour un bon nombre d’entre eux. « Nous sommes plusieurs dans l’entreprise à avoir, je pense, été injectés, contaminés de cette culture, exprime Marie-France Grenier. Notre taux de rotation de personnel est hyper faible, ce qui fait qu’on a une moyenne d’ancienneté d’environ huit ans. Certains de nos employés ont 20 ans et plus de service, d’autres 10 ans et plus. »
Signe qu’au-delà du travail et de la paie, il y a l’aspect plaisir qu’on retrouve au sein de l’équipe. La certification Employeur remarquable l’a démontré : le taux de satisfaction des employés s’élève à plus de 98%. « Ça parle, ce chiffre-là. Il faut juste continuer, autant dans nos produits, dans nos ventes, dans notre développement de marché et autant avec nos employés. Il nous faut demeurer alertes et ne pas avoir les deux pieds sur le pouf », mentionne la gestionnaire Marie-France Grenier.