Question 4. La charge administrative des organismes en aide aux entreprises est complexe.  Comment votre parti pourra-t-il aider à la situation? 

Luc Berthold et Alain Rayes (Parti conservateur)
Nous sommes conscients que, pour les entrepreneurs, il est de plus en plus difficile de démarrer, d’exploiter une entreprise et de créer des emplois en raison du fait que le gouvernement actuel impose de plus en plus d’obstacles. Nous allons revoir régulièrement les règlements et éliminer ceux qui ne sont pas d’intérêt public et qui nuisent inutilement aux entreprises. Pour y arriver, nous allons nommer un ministre responsable de la Réduction de la paperasserie qui sera chargé de déposer au moins un projet de loi par année sur la réduction de la paperasserie et sur l’élimination des formalités administratives inutiles ou contre-productive.

Diego Scalzo (Bloc Québécois)
En matière de dépenses gouvernementales pour le développement de l’économie communautaire, nous prônons une approche décentralisée de sorte que les décisions soient prises en fonction des besoins de la communauté plutôt qu’en fonction des impératifs bureaucratiques des fonctionnaires à Ottawa.

Nous proposons de revoir, au niveau fédéral, l’ensemble des programmes de développement économique pour y éliminer les barrières qui pénalisent les OBNL, coopératives et autres entreprises d’économie sociale : obligation de co-financement, capital de départ, obligation de surveillance par des experts plutôt que contrôle démocratique par les membres (dans le cas des coopératives financières).

Nous proposons de décentraliser complètement la gestion des programmes de Développement économique Canada et de faire en sorte que les décisions soient prises localement pour que les projets soutenus répondent aux besoins des collectivités plutôt qu’aux standards bureaucratiques d’Ottawa.

Alexandre Desmarais (Parti Libéral du Canada)
Le Parti libéral est résolu à réduire la paperasse et à limiter la règlementation inutile afin de s’assurer que les entreprises canadiennes qui en ont besoin bénéficient de plus de ressources pour prospérer. Cela se ferait, entre autres, (1) en réformant le Programme de la recherche scientifique et du développement expérimental pour réduire les formalités administratives et la nécessité de recourir à des consultants, et (2) en élargissant l’admissibilité des emprunteurs du Programme de financement des petites entreprises du Canada afin d’inclure les entreprises à but non lucratif et les entreprises sociales de bienfaisance.

Question 5. Grande problématique depuis des années, que comptez-vous faire pour aider à faire face à la pénurie de main-d’œuvre, pénurie qui s’est accentuée depuis la Covid?

Luc Berthold et Alain Rayes (Parti conservateur)
Nous souhaitons revoir les programmes d’aide comme la PCRE pour assurer qu’un maximum de travailleurs aptes à contribuer à notre marché du travail soient disponibles.Les conservateurs du Canada vont aussi revoir le Programme des travailleurs étrangers temporaires afin de mieux l’aligner sur les besoins et de mieux protéger les travailleurs –ceux qui sont déjà au Canada et ceux qui veulent y venir pour travailler. Nous souhaitons aussi faciliter le processus de demande et harmoniser les programmes fédéraux et provinciaux en collaboration avec les provinces. Nous voulons établir des normes et des délais clairs pour les études d’impact sur le marché du travail, ce qui comprend des options de visas accélérés payants au besoin, et revoir comment les régions sont zonées pour que les régions rurales et les points touristiques ne sont pas associés aux pôles urbains. Pour lire l’ensemble de notre plan, il suffit de cliquer ici.

Diego Scalzo (Bloc Québécois)

1. Revoir la Prestation canadienne de relance économique (PCRE)

  • Le Bloc Québécois a été prompt à demander que la prestation d’urgence du Canada (PCU) soit revue afin d’y inclure un incitatif à l’emploi.
  • L’économie a commencé à réouvrir depuis un moment déjà. Dans une perpective de relance économique, chaque dollar investi doit être efficace.
  • Le gouvernement a le pouvoir de recadrer la PCRE pour qu’elle cible uniquement les secteurs et les travailleurs qui en ont encore besoin. Entre autres choses, une meilleure coordination entre la PCRE et le financement de la formation (gérée par Québec) devrait être envisagée afin de de minimiser le désincitatif à la formation, tout en continuant à soutenir les plus vulnérables.

2. Valoriser les travailleurs d’expérience

  • Les aîné(e) du Québec qui le peuvent et qui le veulent, doivent être encouragés à demeurer sur le marché du travail. Leur expérience doit être mieux valorisée.
  • Le taux d’emploi des 60-69 ans au Québec demeure plus faible qu’ailleurs au pays. En 2020, un rattrapage aurait pu représenter un apport de 75 200 travailleurs. Le Bloc Québécois propose:
    • La création d’un crédit d’impôt pour travailleur d’expérience à l’image de ce que fait Québec. Ce crédit d’impôt non remboursable viserait à éliminer l’impôt à payer sur une partie du revenu de travail des travailleurs expérimentés de 60 ans et plus.
    • Faire passer l’exemption de gains de revenu d’emploi ou de travail indépendant de 5 000 $ à 6 000 $ aux fins de calculs du Supplément de revenu garanti (SRG). Le SRG est destiné aux personnes de 65 ans et plus dont le revenu est relativement faible. Il s’ajoute à la Prestation de sécurité de la vieille (PSV). Or, le SRG diminue rapidement lorsque les revenus augmentent. Le premier 5000 $ gagné n’a cependant pas d’effet sur les montants de SRG. Nous proposons de rehausser cette exemption de 1000$.

3. Transfert du programme de travailleurs étrangers temporaires à Québec

  • Les appels de détresse des entreprises québécoises en manque de main-d’oeuvre et qui comptent sur les travailleurs étrangers se sont multipliés au cours de la dernière année
  • Les délais de traitement des demandes des travailleurs étrangers n’ont cessé de s’allonger au cours de la pandémie, (parfois plus de 6 mois), mettant en péril la survie d’entreprises. C’est un échec lamentable du gouvernement sortant à soutenir les entreprises d’ici. Lorsque des agriculteurs québécois perdent des récoltes entières par manque de main-d’oeuvre, il y a lieu de s’insurger.
  • Nonobstant la pandémie, le programme tel qu’on le connaît est d’une complexité sans nom, notamment en raison de la multiplication d’études d’impact sur le marché du travail que doit soumettre l’employeur et les exigences en matière de données biométriques.
  • Le Bloc Québécois réclame le rapatriement du programme au Québec, mieux placé que quiconque pour cerner les besoins spécifiques en matière de main-d’oeuvre des entreprises sur son territoire.

4. Virage numérique

  • Une tendance se dessine au Québec : les entreprises intensifient leurs efforts pour accélérer le virage numérique. C’est une des façons d’augmenter leur productivité et de contourner le problème de pénurie de main-d’oeuvre. Pour profiter de la reprise économique, dans un contexte où l’achat en ligne a explosé, le virage numérique est nécessaire.
  • Il faut soutenir et accompagner les PME dans leur virage. C’est une question de compétitivité.
  • Le fédéral doit développer une nouvelle stratégie complète du numérique pour aider les PME a surmonter les obstacles à l’investissement et à l’utilisation de nouvelles technologies et pour les soutenir dans l’adoption de solution pour le commerce en ligne. Cette stratégie devrait comprendre:
    • Des subventions aux PME qui vont chercher des services d’accompagnement numérique auprès fournisseurs chevronnés;
    • Créer un site Web d’outils numérique pour favoriser la culture numérique;
    • L’amélioration de l’accessibilité des données publiques pour les entreprises;
    • Le développement d’une plateforme en ligne facile d’utilisation et conviviale pour les PME pour accéder aux contrats publics du gouvernement fédéral;

5. Recherche et développement

  • Bonifier les crédits d’impôt en recherche et développement afin de stimuler l’innovation.

6. Crédit d’impôt pour les nouveaux diplômés et les nouveaux arrivants en région

  • Ajout d’un crédit d’impôt d’une valeur maximale de 3000 $ par année, jusqu’à concurrence d’une somme cumulative de 8000 $ pour les nouveaux diplômés et les nouveaux arrivants qui s’installeront et travailleront dans une région désignée. Les régions désignées sont généralement rurales ou éloignées.
  • Le Bloc Québécois a déposé un projet de loi en ce sens au mois de mai 2021. L’objectif est de favoriser l’attraction et la rétention des nouveaux diplômés et des nouveaux arrivants en région.
  • En incitant nos jeunes à s’établir en région par le biais d’un crédit d’impôt, on investit non seulement en diversifiant et en enrichissant culturellement nos régions, mais aussi directement dans les milliers de petites et moyennes entreprises régionales, qui pourront plus facilement trouver la main-d’œuvre recherchée.

Alexandre Desmarais (Parti Libéral du Canada)
Sommairement, on veut s’attaquer à ce problème de cinq façons : (1) favoriser l’immigration dans la région, (2) faciliter et augmenter la venue de travailleurs étrangers, (3) aider les syndicats et les employeurs à former de nouveaux employés, (4) offrir un crédit d’impôt pour la mobilité des travailleurs et pour les aînés souhaitant continuer à travailler et (5) créer des places en garderie.

Question 6. L’environnement et le développement durable sont des préoccupations importantes pour plusieurs entreprises. Quelles seront vos demandes pour les petites, moyennes et grandes entreprises pour réussir, collectivement à atteindre les cibles fixées?

Luc Berthold et Alain Rayes (Parti conservateur) 
Notre plan se décline en plusieurs facettes. D’abord, nous misons sur la création d’un compte d’épargne pour la réduction du carbone afin de permettre aux Canadiens de participer activement à la transition écologique. Nous souhaitons aussi qu’il y ait plus de véhicule à émission zéro au Canada. Nous voulons faire du Canada un leader mondial des véhicules à émission zéro en les fabriquant ici même au Canada, en améliorant notre réseau électrique et en investissant dans de nouvelles technologies énergétiques comme les véhicules à hydrogène.

Nous voulons aussi réduire les émissions et atteindre les cibles de Paris. Nous souhaitons aussi faire payer les principaux pollueurs comme la Chine et ainsi défendre nos travailleurs et nos entreprises avec des tarifs frontaliers sur le carbone obligeant les gros pollueurs comme la Chine à faire leur part, tout en protégeant la croissance du Canada. Au lieu d’établir une tarification du carbone arbitraire à l’avance, nous allons rendre la tarification industrielle tributaire de celle de nos principaux partenaires commerciaux – l’Union européenne et les États-Unis – en commençant par les régions qui ont un marché du carbone. Nous allons présenter un Programme sur le gaz naturel renouvelable, fondé sur la politique de la Colombie-Britannique, exigeant que 15 % de la consommation en aval soit renouvelable d’ici 2030. Les conservateurs du Canada vont créer un crédit d’impôt pour accélérer le déploiement de la technologie de
captage, l’utilisation et la séquestration du carbone (CUSC) dans le secteur énergétique et d’importantes industries qui n’ont pas beaucoup d’autres options que les carburants renouvelables, par exemple la production d’engrais et de produits chimiques. Ce crédit d’impôt comprendra une prime pour les installations qui adoptent la technologie CUSC avant 2030. Notre plan complet, déposé en avril dernier, est disponible ici.

Diego Scalzo (Bloc Québécois)
Le temps où l’on opposait l’économie et l’écologie est révolu. Pour que la croissance soit verte, chaque point de PIB gagné doit s’accompagner de réductions des pressions que nous exerçons sur l’environnement. Au Québec, la transition et la lutte aux changements climatiques riment avec prospérité. Nous misons sur des chantiers tels l’hydrogène vert, l’aluminium propre et la forêt durable et nous demandons à Ottawa d’appuyer et de ne pas compétitionner la filière électrique et le projet de faire du Québec la « batterie de l’Amérique du Nord ». Le 21e siècle et sa nécessaire transition énergétique sont faits sur mesure pour le Québec.

Nous avons récemment dévoilé une proposition ambitieuse en faveur de la finance verte, afin de rendre les capitaux disponibles pour les investissements vers les secteurs à fort potentiel écologique du Québec. Il est impératif d’augmenter considérablement et rapidement le bassin de capitaux disponibles pour financer le virage vert, le développement des énergies alternatives, des ressources renouvelables, des procédés industriels propres, de l’efficacité énergétique.

Depuis la conclusion de l’accord de Paris, fin 2015, les 5 grandes banques canadiennes ont injecté 700 milliards en prêts et investissements divers dans le pétrole, le gaz et le charbon. C’est un énorme bassin de capital, aujourd’hui immobilisé dans des projets peu dynamiques et porteurs d’avenir.

La transition énergétique ne peut pas reposer uniquement sur le dos des contribuables et des entreprises. L’ensemble des agents économiques devra prendre le virage, sous peine d’être déclassés et fragilisés. Nous proposons que les banques divulguent leurs investissements pétroliers, les risques climatiques associés à leurs actifs et leurs plans pour rediriger leurs actifs vers des domaines plus porteurs d’avenir susceptibles d’assurer la stabilité financière à long terme.

Le Bloc Québécois ne propose aucune hausse du fardeau fiscal des PME. Pour les aider à passer à travers la pandémie, le Bloc Québécois demande à ce que les programmes d’aide de subvention salariale et d'aide pour les loyers commerciaux soient maintenus aussi longtemps que nécessaire. Les PME québécoises ont besoin de soutien pour faire face au problème de pénurie de main-d’œuvre, notamment en stimulant leur virage numérique et leur automatisation. 

Alexandre Desmarais (Parti Libéral du Canada)
Voici comment on va travailler avec les entreprises afin d’atteindre les cibles fixées :

  • exiger des sociétés pétrolières et gazières qu’elles réduisent leurs émissions de méthane d’au moins 75 % en deçà? des niveaux de 2012 d’ici 2030, et faire de même dans l’ensemble de l’économie;
  • éliminer la pollution par le plastique et exiger que tous les emballages en plastique au Canada contiennent au moins 50 % de matières recyclées d’ici 2030;
  • continuer d’augmenter le prix sur la pollution pour que les entreprises qui polluent paient leur juste part tout en mettant plus d’argent dans les poches des Canadiens;
  • travailler avec l’industrie, la main-d’oeuvre et d’autres intervenants pour élaborer une exigence de vente réglementée en vertu de laquelle au moins 50 % de toutes les nouvelles ventes de véhicules légers seront des véhicules à zéro émission en 2030; et
  • adopter d’ici le printemps 2022 l’étiquetage obligatoire des produits chimiques dans les produits de consommation, y compris les cosmétiques, les produits de nettoyage et les ignifuges des tissus des meubles susceptibles d’avoir des répercussions sur notre santé ou sur notre environnement.

Question 7. Pour le secteur agroalimentaire, il est reconnu que les normes sont plus rigoureuses au Canada qu’ailleurs dans le monde.  Bien que les consommateurs souhaitent, de plus en plus, consommer des produits locaux de qualité, que prévoyez-vous faire pour aider ce secteur, qui doit composer avec ces normes élevées et les frais qui y sont reliés, tout en ayant l’obligation de demeurer le plus compétitif possible?

Luc Berthold et Alain Rayes (Parti conservateur)
Nous souhaitons travailler avec les provinces pour adopter un code sur l’approvisionnementalimentaire afin de contrer les prix et les pratiques abusives des détaillants qui nuisent aux agriculteurs, aux producteurs et aux transformateurs. Certains géants alimentaires imposent des frais spéciaux et des amendes aux fournisseurs. Un code de conduite assurera que les consommateurs canadiens ont un approvisionnement fiable et abordable dans les magasins locaux. Nous souhaitons aussi avoir des accords de réciprocité des normes dans les futures ententes de libre-échange. Enfin, nous souhaitons financer la mise en place d’un Centre de recherche et de développement en autosuffisance alimentaire au Québec. Pour lire l’ensemble de notre plan, il suffit de cliquer ici.

Diego Scalzo (Bloc Québécois)
Il est évident que le contexte mondial désavantage grandement les pays qui respectent les règles commerciales mises en place par l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Les États-Unis, à l’instar de plusieurs autres pays d’ailleurs, subventionnent illégalement leur agriculture en plus de se comporter en intimidateurs en contestant les mesures ou l’aide apportées par d’autres pays. L’enjeu est donc délicat, mais le gouvernement fédéral doit trouver une façon d’aider ses producteurs. Le Bloc Québécois souhaite faire notamment deux choses :

  • Investir dans la recherche et développement, notamment en dégageant un fonds de 300 M$ pour trouver des solutions alternatives aux pratiques actuelles, tout en accompagnant les producteurs agricoles et les transformateurs dans le processus;
  • Développer un système proactif de reconnaissance des différents rôles que les producteurs agricoles jouent dans la société québécoise. Bien au-delà d’être seulement des producteurs, vous jouez un rôle primordial dans l’occupation du territoire, la sauvegarde de l’environnement et de la vitalité de nos régions.
    • Ce modèle d’entente permettrait aux producteurs d’avoir plus de liquidités pour investir eux-mêmes dans des projets et possiblement de gérer certains programmes de gestion de risques est un enjeu sur lequel nous voulons absolument travailler.
    • Ce projet inclurait évidemment la récompense de gestes, de pratiques et de projets verts, qui permettrait aussi à la population de réaliser les efforts environnementaux de nos producteurs et l’importance de ceux-ci.

Quant à la reconnaissance des efforts déjà effectués par les producteurs et les petits transformateurs, il faudra effectivement trouver une façon juste et raisonnable de les récompenser. Nous sommes très ouverts à discuter des mécanismes que vous proposez.

Alexandre Desmarais (Parti Libéral du Canada) 
Nous allons augmenter le soutien aux agriculteurs pour développer et pour adopter des pratiques de gestion agricole qui réduisent les émissions, entreposent du carbone dans un sol sain et renforcent la résilience. Cela se fera en créant un nouveau Fonds alimentaire sans déchets pour aider à bâtir une économie alimentaire circulaire au Canada où aucun aliment n'est gaspillé de la ferme à la table, triplant le financement des technologies propres dans les exploitations agricoles et en offrant des prêts sans intérêt aux petites et moyennes entreprises dans le but qu’elles puissent financer de plus grands projets d’adoption de nouvelles technologies.

Question 8. Le manque de place en garderie est criant.  Cette situation fait en sorte que plusieurs parents ne peuvent plus aller travailler.  Quelle est votre approche pour remédier à cette situation sachant que la main-d’œuvre qui s’occupe des enfants se fait rare ?

Luc Berthold et Alain Rayes (Parti conservateur)
Les conservateurs du Canada vont convertir la Déduction pour frais de garde d’enfants en un crédit d’impôt remboursable couvrant jusqu’à 75 pour cent des coûts de garde d’enfants pour les familles à faible revenu, et ce, à l’échelle pancanadienne. Cela augmentera considérablement le soutien offert aux familles à faible revenu et offrira une aide à pratiquement toutes les familles. De plus, un gouvernement conservateur offrira la déduction pendant l’année pour que les familles n’aient pas à payer le coût de la garde d’enfants pour être remboursées plus tard. La Déduction pour frais de garde d’enfants des conservateurs s’ajoutera au crédit d’impôt existant offert par le gouvernement du Québec aux parents qui ne participent pas au programme de garde d’enfants à 10 $ par jour. Puisque le Québec possède déjà son système de garderie, notre chef Erin O’Toole s’engage à s’entendre avec le premier ministre Legault pour un financement sans condition pour son réseau des centres de la petite enfance (CPE). Pour lire l’ensemble de notre plan, il suffit de cliquer ici.

Diego Scalzo (Bloc Québécois)
Comme vous le savez certainement, le programme de garderies mis en place par le gouvernement du Québec en 1997, est encensé à travers le monde. C’est d’ailleurs ce modèle que le gouvernement fédéral utilisera pour créer son programme pancanadien à 10$. Il s’agit d’un outil incontournable de relance économique, mais également une mesure de respect de l’égalité homme-femme puisqu’encore aujourd’hui, ce sont les femmes qui prennent le plus de responsabilité en matière de soins des enfants. Le programme québécois est victime de son succès.

Ainsi, il est important que, lorsque le gouvernement fédéral mettra en place son programme de garderies, qu’il octroie au Québec sa part (6 milliards de dollars) pour améliorer l’accessibilité aux services de garde pour els familles québécoises.  Nous tenons d’ailleurs à rappeler que la position du Parti conservateur n’est pas claire à cet effet. Leur politique propose plutôt des crédits d’impôt remboursables, ce qui limiteraient les possibilités pour les deux parents de travailler.

[1] Cette demande apparaît dans la plateforme électorale de l’élection non-tenue de 2005 (mais pas textuellement dans la plateforme de l’élection générale de 2004.

Alexandre Desmarais (Parti Libéral du Canada)
Le fait est que les mesures prises pour faire en sorte que les familles aient accès à des services d’apprentissage et de garde des jeunes enfants ne sont pas qu’un enjeu social, mais aussi un enjeu économique urgent. La pandémie a prouvé ce que les parents savaient depuis longtemps. Privés d’accès à des services de garde d’enfants à prix abordable, les parents, et surtout les mères, ne peuvent pas travailler.

Notre engagement est clair : Assurer des services de garde d’enfants à 10 $ par jour partout au Canada et créer davantage de places en garderie au Québec, ce qui permettra à plus de parents d’embarquer sur le marché du travail, en particulier les femmes. Cet engagement est bon pour l’économie, bon pour les familles et permettra de réduire la
pénurie de main-d’oeuvre. Nous avons déjà signé une entente avec le gouvernement du Québec. Les conservateurs d’Erin O’Toole veulent déchirer cette entente. De plus, le montant que la famille moyenne recevra en vertu du crédit d’impôt modique des conservateurs est bien inférieur aux économies que les familles verront lorsque notre plan pour instaurer des services de garde à 10 $ par jour sera mis en application.

Retour à la liste