La Chambre de commerce et d'industrie Bois-Francs / L'Érable a fait parvenir 8 questions aux candidats suivants :

RICHMOND-ARTHABASKA

  • Nataël Bureau (Nouveau Parti démocratique)
  • Marjolaine Delisle (Parti Rhinocéros Party)
  • Alexandre Desmarais (Parti Libéral du Canada)
  • Nadine Fougeron (Parti Populaire du Canada)
  • Alain Rayes (Parti Conservateur du Canada)
  • Louis Richard (Parti Libre Canada)
  • Diego Scalzo (Bloc Québécois)

 

MÉGANTIC-L'ÉRABLE

  • Luc Berthold (Parti Conservateur du Canada)
  • Gloriane Blais (Indépendante)
  • Mathieu Boisvert (Nouveau Parti Démocratique)
  • Jonathan Gagnon (Parti Populaire du Canada)
  • Emilie Hamel (Le Parti Vert)
  • Éric Labonté (Bloc Québécois)
  • Adam Lukofsky (Parti Libéral du Canada)

Voici les réponses obtenues.
À noter que les réponses ont été déposées ici de façon intégrale.

Question 1. Qu’est-ce que vous comptez faire pour stimuler l’innovation et les nouvelles technologies dans les entreprises? 

Luc Berthold et Alain Rayes (Parti conservateur)
Le Parti conservateur prévoit investir 5 milliards de dollars sur 5 ans pour financer des programmes visant à faire des percées majeures dans différents domaines, comme l’utilisation de l’hydrogène par exemple. Pour y arriver, nous créerons une nouvelle Agence de recherche avancée, laquelle sera responsable de ces investissements. Grâce à des mesures ciblées, nous allons également réduire les impôts sur l’innovation et faire du Canada un chef de file des brevets. Par ailleurs, à l’heure actuelle les programmes d’aide du gouvernement destinés aux innovateurs sont inutilement complexes et comportent des lourdeurs administratives non nécessaires. Nous simplifierons ces programmes pour éviter qu’ils nuisent à l’innovation canadienne. Enfin, les entreprises innovatrices pourront compter sur les conservateurs afin d’aider les entrepreneurs à financer des entreprises innovatrices et à obtenir des fonds nécessaires pour créer des emplois.

Diego Scalzo (Bloc Québécois)
Nous proposons d’abord de rendre permanent l’amortissement accéléré pour stimuler l’investissement. La meilleure réponse à la pénurie de main-d’œuvre, c’est d’améliorer la productivité. L’amortissement immédiat pour les technologies vertes devrait aussi être rendu permanent.

En matière de développement industriel, par exemple, le Québec compte des atouts évidents. Aluminium carboneutre, ressources forestières renouvelables, énergie propre et abondante, tout est là pour développer un secteur manufacturier à faible empreinte carbone qui sera à l’abri d’éventuels tarifs carbones aux frontières imposés par nos partenaires étrangers. Suffit de rallonger notre chaîne de production.

Et nous sommes particulièrement innovateurs. Entre 40 et 45% des exportations technologiques du Canada proviennent du Québec. Il faut soutenir la R&D industrielle, soutenir une culture de l'innovation en améliorant le crédit d’impôt, l’élargissant à l’amélioration des produits plutôt que le limiter au développement de nouveaux. Et investir en capital de risque pour inciter les entreprises à développer leurs produits de pointe chez nous plutôt qu’ailleurs. Dans ces domaines d’avenir, la concurrence est mondiale pour attirer les meilleurs joueurs.

Il faut aider les startups à passer du statut de jeunes pousses à celui d’entreprises. Un bon accès au capital de risque a facilité le développement d’un bel écosystème de startups. Malheureusement, les brevets sont souvent rachetés par des géants du secteur, ils se retrouvent dans la Silicon Valley, et il nous faut repartir à zéro. Il y a un manque de capital patient, d’investissements en partage de risque, pour passer de la bonne idée à l’entreprise pérenne.

Finalement, nous demanderons au gouvernement de tout faire pour exempter le Canada des restrictions Buy America et Buy American de l’administration américaine. À tout le moins, l’ensemble des technologies propres et des produits à faible empreinte carbone devraient être exemptés. L’administration américaine a fixé des cibles ambitieuses de réduction des GES. Le Québec fait partie de la solution à cet égard.

Et il y a la finance verte, dont on parlait dans la première question, qui devrait libérer des dizaines de milliards en capitaux actuellement immobilisés dans l’économie du 20e siècle de l’extraction d’hydrocarbures.

Alexandre Desmarais (Parti Libéral du Canada)
Nous sommes fiers d’annoncer que nous irons de l’avant avec notre plan de mise en oeuvre du Programme canadien d’adoption du numérique. Celui-ci va :

  • accorder des microsubventions pouvant atteindre 2400 $ aux plus petites entreprises de rues commerçantes, pour qu’ils puissent assumer les coûts de nouvelles technologies;
  • créer des possibilités de formation et d’emploi pour jusqu’à 28 000 jeunes, afin qu’il puissent aider les petites et moyennes entreprises à adopter de nouvelles technologies;
  • offrir des prêts sans intérêt aux petites et moyennes entreprises dans le but qu’elles puissent financer de plus grands projets d’adoption de nouvelles technologies.

Tout cela sera fait parallèlement, à l’amélioration du Programme de financement des petites entreprises du Canada (560 M$ par année pour 2 900 PME canadiennes), aux investissements importants en recherche pour innovation dans le secteur agricole, et à l’établissement d’un organisme canadien de recherche d’avant-garde faisant le pont entre le public et le privé.

Question 2. Nous savons que des délais incroyables existent pour faire entrer des travailleurs immigrants : Que fera votre parti pour favoriser le recrutement à l’étranger et, du même coup, faciliter les démarches pour l’embauche de ces travailleurs au sein de nos entreprises ? 

Luc Berthold et Alain Rayes (Parti conservateur)
La pénurie de main d’oeuvre est un réel problème, pas seulement dans Mégantic-l’Érable ou Richmond-Arthabaska, mais partout au Canada. Les délais sont longs et les décisions arbitraires de certains fonctionnaires nuisent au développement et aux bonnes opérations de nombreuses entreprises.

Nous allons réduire la paperasse et les délais.

J’ai aussi proposé aux Conseils des maires des trois MRC de la circonscription la création d’un groupe de travail sur l’immigration, auquel se joindrait des représentants des entreprises et des organismes, afin d’identifier des pistes de solutions locales à ce problème majeur.

Le Parti conservateur du Canada va revoir le Programme de travailleurs étrangers temporaires afin qu’il réponde mieux aux besoins des entreprises. Afin de faciliter le processus, nous voulons réduire le dédoublement et faciliter le processus de demande. Pour ce faire, nousallons créer un système d’employeurs fiables pour éviter que ceux-ci aient toujours à recommencer les mêmes processus. Un gouvernement conservateur va donc travailler en collaboration avec les provinces afin d’harmoniser les systèmes provincial et fédéral et faciliter la vie aux entreprises.

Le Parti conservateur établira également des normes et des délais clairs pour obtenir une étude d’impact sur le marché du travail, ce qui inclura des options de visas accélérés payants au besoin.

Par ailleurs, considérant qu’ils sont essentiels pour de nombreuses entreprises de la région, nous allons permettre aux employeurs de parrainer les demandes de travailleurs peu qualifiésafin qu’ils viennent au Canada.

Enfin, comme le gouvernement provincial comprend mieux les besoins des régions, le Parti conservateur travaillera lui pour élargir le Programme des candidats des provinces.

Diego Scalzo (Bloc Québécois)
Le Bloc Québécois demande simplement le transfert du programme des travailleurs étrangers temporaires à Québec. Ainsi, le processus serait simplifié et les travailleurs n’auraient pas à discuter avec deux paliers de gouvernement. Cependant, en attendant, l’important est de réduire la lourdeur administrative du programme, notamment le Bloc compterait :

  • Augmenter durée de l’Évaluation d’impact sur le marché du travail (EIMT)
  • Augmenter la durée des permis de travail pour les employés réguliers
  • Simplifier le processus relatif à l’EIMT et de le rendre plus abordable en permettant aux employeurs de soumettre des EIMT en lots lorsque ces dernières se rapportent toutes au même type de poste
  • Donner plus de flexibilité aux visas de travail, en créant de nouveaux permis ouverts par secteur ou par région (possibilité de changer d’employeur);
  • Simplifier et accélérer le processus lorsque celles-ci ne concernent pas une offre d’emploi pluriannuelle faite dans le cadre d’un programme des employeurs fiables;
  • Que les tests biométriques soient faits à l’arrivée des travailleurs au Canada plutôt que dans leur pays
  • Que les agents de l’IRCC vérifient les dossiers complets avant de les retourner au moindre document manquant, et que les demandes soient traitées en même temps par les deux paliers de gouvernement.
  • Informatisation des demandes.

Alexandre Desmarais (Parti Libéral du Canada)
Tout d’abord, nous comptons réformer les programmes existants afin d’élargir les voies d’accès à la résidence permanente pour les travailleurs étrangers temporaires.

Ensuite, nous comptons travailler afin d’accueillir des réfugiés qualifiés pour pallier la pénurie de main-d’oeuvre dans les secteurs les plus touchés.

Aussi, on facilitera l’accès aux travailleurs étrangers temporaires en rendant le processus d’application plus simple, en instaurant le statut d’employeur de confiance et en augmentant la quantité de travailleurs étrangers dans le secteur agroalimentaire par l’entremise d’une entente avec le gouvernement québécois. On veut également encourager la mobilité des travailleurs en octroyant un crédit d’impôt.

Question 3. Que devrait faire le gouvernement pour aider la relève du secteur agricole?

Luc Berthold et Alain Rayes (Parti conservateur) 
Le Parti conservateur a toujours défendu les agriculteurs qui travaillent fort et nourrissent nos familles. C’est d’ailleurs notre parti qui a déposé le projet de loi C-208 pour corriger une grave injustice à l’égard des familles agricultrices qui souhaitaient que leur ferme soit transmise d’une génération à l’autre. Bien que ce projet de loi ait reçu la sanction royale, les libéraux refusaient de le mettre en oeuvre, défiant du même coup le Parlement. Grâce à nos pressions, cette loi est finalement entrée en vigueur en juillet dernier.

Diego Scalzo (Bloc Québécois) 
Le Bloc Québécois a non seulement été FAVORABLE à ce projet de loi, mais notre porte-parole agriculture Yves Perron l’a co-parainé. Nous avons travaillé très fort avec les jeunes de la FRAQ (qui ont fait un excellent travail, d’ailleurs), pour faire de la pression auprès des Sénateurs pour qu’ils étudient et adoptent finalement le projet de loi.

Par ailleurs, le projet de loi C-208 est déjà en vigueur dans la Loi sur l’impôt sur le revenu.

  • En effet, comme il n’y avait pas de date de mise en œuvre dans le texte de loi, la Loi sur l’interprétation prévoit que l’entrée en vigueur est effective la jour de la sanction royale.

Le Bloc milite cependant depuis plusieurs années déjà pour encourager et faciliter le transfert d’entreprises familiales – surtout dans les domaines de la pêche et de l’agriculture.

  • Le projet de loi C-208 comprend des mesures promues par le Bloc depuis plus de 15 ans, et celles-ci faisaient partie d’un plan concret d’aide à la relève agricole publié pour la première fois en 2005[1], suite à la présentation d’un rapport conjoint UPA/FRAQ sur l’établissement des jeunes en agriculture.
  • D’ailleurs, le député de Pierre- Boucher—Les Patriotes—Verchères, Xavier Barsalou-Duval, a déjà déposé ce projet de loi C-275, Loi modifiant la Loi de l’impôt sur le revenu (transmission d’entreprises), lors de la législature précédente.

La relève, autant en agriculture que dans les autres secteurs économiques, est un indicateur important de la vitalité de ce même secteur. Les fermes familiales font partie d’une conception de la société québécoise, qui prône l’agriculture à dimension humaine et axée sur la qualité des produits.

  • Le Bloc Québécois appuiera les mesures qui permettront de freiner la disparition de nos entreprises, en particulier celles du milieu agricole et à ce rythme, idéalement, de le renverser.

Alexandre Desmarais (Parti Libéral du Canada)
Tout en étant une voix des producteurs agricoles au sein du caucus rural avec la ministre de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau, nous comptons élaborer une stratégie de main-d’oeuvre dans le secteur agricole tel que mentionné dans la question précédente. Pour attirer la relève, il faut que nos producteurs agricoles aient des entreprises productives et profitables! On veut les aider à faire ça en :

  • Travaillant avec les secteurs soumis à la gestion de l’offre pour déterminer l’indemnisation dans la première année d’un nouveau mandat;
  • bonifiant les programmes de gestion des risques commerciaux pour y intégrer lesperturbations liées aux changements climatiques;
  • triplant le financement des technologies propres en agriculture (énergie renouvelable, agriculture de précision et efficacité énergétique); et
  • soutenant le développement durable agricole.
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