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Transport interurbain : l’urgence de revoir le modèle d’affaires

Transport interurbain : l’urgence de revoir le modèle d’affaires

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Victoriaville, le 17 octobre 2014 – Réunis à Montréal, les membres du conseil d’administration de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) ont adopté à l’unanimité une résolution visant à inciter le ministre des Transports du Québec à accélérer les négociations avec les entreprises de transport interurbain afin de s’entendre rapidement sur une offre adéquate de services dans les régions du Québec.

 « Le transport interurbain des personnes et des colis par autobus est en situation de grande précarité. Les régions du Québec, dont la circulation interurbaine est assurée prioritairement par les autobus, commencent déjà à écoper directement d’une fermeture de ce service » affirme Françoise Bertrand, présidente-directrice générale de la FCCQ.

 Pour madame Virginie Bonura, présidente de la Chambre de commerce et d’industrie Bois-Francs-Érable, « l’arrêt du service de transport interurbain serait grandement préjudiciable pour le développement de la région de Victoriaville, car sa stabilité économique dépend aussi d’une circulation fluide des personnes et des colis. »

 Ce transport prend appui sur des entreprises privées qui doivent générer un profit. Mais le modèle d’affaires appliqué jusqu’ici n’est plus viable et il doit être revu rapidement, pour que cela n’entraîne pas l’arrêt des activités, comme cela est arrivé dans les provinces maritimes. En fait, l’achalandage sur les principaux axes de transport, qui permettait de financer les opérations dans les corridors moins fréquentés, a baissé significativement au cours des dernières années à cause de la concurrence du covoiturage et du train, qui bénéficie en plus de soutien du gouvernement fédéral. Certains transporteurs peinent à maintenir un service qui est rendu globalement déficitaire.

 Il n’existe aucune alternative réaliste à l’implication d’une entreprise privée dans le transport interurbain au Québec, car aucun organisme public ne serait susceptible de prendre la relève. Le maintien d’un service de qualité passe inévitablement par une entreprise privée qui agit comme leader et qui cherche des complémentarités avec d’autres organisations de transport régional ou local. Ces entreprises leaders doivent bénéficier d’un environnement réglementaire concurrentiel et travailler dans des conditions qui les rendent performantes et leur assurent un profit raisonnable.

 Des entreprises de transport ont soumis au ministère et à la Commission des Transports leurs propositions pour revoir l’actuel modèle d’affaires de façon à préserver l’essentiel du système de transport interurbain au Québec. Les interlocuteurs régionaux doivent aussi être informés de ces pourparlers afin qu’ils puissent, le cas échéant, offrir un service de transport complémentaire dans des arrangements mutuellement avantageux.

 « Le recours au secteur privé pour la prestation de certains services pourrait générer d’importantes économies pour l’État québécois. Compte tenu de sa solide expertise et du contexte budgétaire actuel, le privé doit absolument faire partie de la solution » de conclure, Mme Bertrand et Mme Bonura.

 À propos de la FCCQ

Grâce à son vaste réseau de plus de 140 chambres de commerce et 1 100 membres corporatifs, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) représente plus de 60 000 entreprises et 150 000 gens d’affaires exerçant leurs activités dans tous les secteurs de l’économie et sur l’ensemble du territoire québécois. Plus important réseau de gens d’affaires et d’entreprises du Québec, la FCCQ est à la fois une fédération de chambres de commerce et une chambre de commerce provinciale. Ses membres, qu’ils soient chambres ou entreprises, poursuivent tous le même but : favoriser un environnement d’affaires innovant et concurrentiel.

 À propos de la CCIBFEvirginie cropé.jpg

 La Chambre de commerce et d’industrie Bois-Francs - Érable représente au total 1278 membres dont 1003 entreprises. Grâce à l’exercice de son leadership, elle exerce une influence décisionnelle régionale et améliore la vie économique d’ici et assure la liberté d’entreprendre.

Renseignements :
Camilla Sironi
Conseillère aux communications
Fédération des chambres de commerce du Québec
Tél. : 514 844-9571 p. 3227
Cell : 514 647-4745
camilla.sironi@fccq.ca

Source : Chambre de commerce et d’industrie Bois-Francs-Érable
Renseignements : Josée Desharnais - 819-758-6371