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Transformation du Fonds vert : «des entreprises d’ici doivent en bénéficier»

La volonté du gouvernement du Québec d’améliorer la gouvernance du Fonds vert, exprimée cette semaine par les ministres Benoit Charrette et Jonatan Julien, doit permettre de transformer cette instance gouvernementale pour qu’elle favorise pleinement la lutte aux changements climatiques et en face un vecteur de développement économique, soutiennent la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et la Chambre de commerce et d’industrie Bois-Francs-Érable (CCIBFE).

La FCCQ et la CCIBFE voient dans cette vision renouvelée une opportunité de générer des occasions d’affaires pour maintenir le Québec parmi les champions du développement durable. «Les entreprises de Victoriaville et sa région doivent pouvoir bénéficier de ce changement proposé par le gouvernement du Québec. Il est essentiel qu’elles soient parties prenantes de cette transformation», affirme Anne Mercier, directrice de la CCIBFE.

«Depuis 2015, nous demandons au gouvernement de rapatrier au plus haut niveau décisionnel la responsabilité du développement durable tout en impliquant davantage les ministères à vocation économique», explique Stéphane Forget, président-directeur général de la FCCQ.

«Nous voulons ainsi nous assurer que l’aide gouvernementale offerte corresponde aux objectifs de réduction des GES, appuie la transition des entreprises, mais aussi permette la volonté du gouvernement du Québec d’améliorer la gouvernance du Fonds vert, exprimée cette semaine par les ministres Benoit Charrette et Jonatan Julien. Ça doit permettre de transformer cette instance gouvernementale pour qu’elle favorise pleinement la lutte aux changements climatiques et en face un vecteur de développement économique, soutiennent la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et la Chambre de commerce et d’industrie Bois-Francs-Érable (CCIBFE). Au cours des dernières années, la FCCQ et la CCIBFE ont rappelé, à différentes occasions, l’importance de trouver le juste équilibre entre les considérations environnementales, sociales et économiques inhérentes au développement économique et au développement durable.

Dans le même ordre d’idées, la FCCQ et la CCIBFE invitent le gouvernement à être pragmatique et à voir la transition énergétique pour ce qu’elle est, soit une période au cours de laquelle se côtoient différentes formes d’énergies, sans mettre en péril la compétitivité des entreprises québécoises.

 «L’électricité, malgré ses vertus, ne peut combler tous les besoins énergétiques du Québec et c’est pourquoi la FCCQ croit qu’il faut une vision plurielle de l’énergie, où chaque énergie est utilisée pour les bons usages. La transition énergétique nécessaire fait appel à d’autres sources d’énergie, telles que le gaz naturel, la biomasse forestière ou l’énergie solaire et doit se faire en assurant la rentabilité des projets», souligne Stéphane Forget.

Dans son plan de développement économique pour le Québec, la FCCQ rappelait d’ailleurs que les alternatives vertes sont peu nombreuses dans le secteur industriel. «Si l’on veut garder la base industrielle du Québec, laquelle est au cœur de l’économie de plusieurs régions, on doit améliorer l’efficacité énergétique du procédé industriel», ajoute Stéphane Forget.

Alors que les intentions du gouvernement sont de revoir la gouvernance, la FCCQ et la CCIBFE se disent satisfaites du maintien des différentes mesures et programmes du Fonds vert, jusqu’à leur échéance, permettant ainsi une certaine stabilité dans les efforts de réduction des GES des entreprises. «Puisque près de 90% des revenus du Fonds vert proviennent du Système de plafonnement et d’échange des droits d’émission de gaz à effet de serre, celui-ci devrait servir presqu’entièrement à réduire les GES», avance Anne Mercier. «Une gouvernance améliorée permettra de mieux utiliser les sommes disponibles en évitant de s’éparpiller et en se concentrant sur l’essentiel, soit la réduction de la consommation d’énergie et des GES», insiste de son côté Stéphane Forget.

Enfin, pour la FCCQ et la CCIBFE, il est essentiel de voir la transition énergétique comme un vecteur de développement économique. «En plus de contribuer de manière mesurable à la réduction des GES, le nouveau Fonds d’électrification et de changements climatiques devrait aussi servir à soutenir l’émergence d’une industrie québécoise des énergies vertes et des technologies d’efficience énergétique», conclut Stéphane Forget.

 

Lanouvelle.net
28 juin 2019