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Plaidoyer pour une immigration en lien avec les besoins des entreprises

Neuf organismes économiques du Québec unissent leurs voix pour demander aux parlementaires québécois de veiller à mettre rapidement en place les outils permettant d’accueillir les personnes immigrantes répondant aux besoins de main-d’œuvre des entreprises.

Pour cela, le projet de loi no 9, Loi visant à accroître la prospérité socio-économique du Québec et à répondre adéquatement aux besoins du marché du travail par une intégration réussie des personnes immigrantes, doit, entre autres, être adopté avant la fin de la présente session parlementaire, soulignent la Fédération des chambres de commerce du Québec, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, le Conseil du patronat du Québec, les Manufacturiers et Exportateurs du Québec, la Chambre de commerce du Montréal métropolitainMontréal International, la Chambre de commerce et d’industrie de QuébecQuébec International ainsi que la Chambre de commerce et d’industrie Bois-Francs – Érable (CCIBFE).

Déjà, en février dernier lors des consultations particulières sur le projet de loi no 9, les organisations économiques demandaient aux parlementaires d’agir avec diligence en raison du besoin urgent de main-d’œuvre. Elles rappellent aujourd’hui la nécessité d’un meilleur arrimage entre les compétences des personnes immigrantes et celles requises pour les postes à combler au sein des entreprises québécoises, grâce à la révision des critères de sélection des candidats à l’immigration, ainsi que la mise en place complète du système Arrima et de sa plateforme pour les employeurs. Ces changements auront un impact très important pour faciliter le recrutement de futurs employés, la régionalisation et donc, l’amélioration de l’intégration de l’immigration.

Ainsi, un employeur devrait pouvoir sélectionner et offrir un poste à un candidat qui est encore dans son pays d’origine, en fonction des compétences recherchées. En assurant son arrivée dans un milieu où le candidat est attendu, ce dernier pourrait s’intégrer plus facilement, partout au Québec, pour travailler et apprendre le français. Afin d’atteindre tous ces bénéfices, il importe que l’écosystème de l’immigration au Québec intègre tous les moyens possibles d’y parvenir, et ce, sans tarder. Un cadre légal bien défini entourant l’immigration sera par ailleurs requis, dans les prochains mois, pour permettre des réflexions éclairées entourant les consultations sur la planification pluriannuelle de l’immigration. À l’inverse, reporter l’adoption du projet de loi no 9 à l’automne compliquerait grandement ces discussions.

En marge de l’adoption du projet de loi, les organisations économiques demandent de toute urgence au gouvernement de trouver les mécanismes permettant de traiter immédiatement les dossiers des travailleurs étrangers inscrits au Programme régulier des travailleurs qualifiés en emploi au Québec et dont le dossier était déjà en traitement. Il faut rassurer ces travailleurs, leurs familles et les employeurs qui les ont embauchés que personne ne devra repartir dans les prochains mois, alors que les entreprises font face tous les jours aux défis liés à la rareté de main-d’œuvre.

Les solutions sont à portée de main et les organismes économiques appellent tous les parlementaires à contribuer à les mettre en œuvre sans délai, alors que la croissance économique de toutes les régions le requiert.


Lanouvelle.net
7 juin 2019