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Il y a urgence d’agir afin de répondre aux besoins de main-d’œuvre, selon la CCIBFE

Lors des consultations particulières sur le projet de loi no 9, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) demandera au ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, Simon Jolin-Barrette, de traiter en priorité les personnes déjà en emploi sur le territoire, nonobstant le programme auquel celles-ci sont inscrites et sans démarches additionnelles de leur part, une position que soutient la Chambre de commerce et d’industrie Bois-Francs/Érable (CCIBFE).

«Dans le contexte de la pénurie de main-d’œuvre, le Québec devrait tirer avantage des candidats à l’immigration déjà établis et travaillant au sein de nos entreprises, ainsi que ceux dont le dossier est récent», souligne Stéphane Forget, président-directeur général de la FCCQ. Geneviève Thibault de la CCIBFE ajoute qu’il faut se doter de priorités de traitement pour accroître la contribution de l’immigration au développement économique du Québec.

«Le contexte démographique particulier du Québec exige des mesures efficaces et rapides en matière d’immigration afin de répondre adéquatement aux besoins du marché du travail. Il faut un meilleur arrimage entre les besoins du marché du travail et la sélection des immigrants. Il faut accélérer le processus de mise en œuvre de la déclaration d’intérêt, qui met fin au système du premier arrivé, premier servi et en offrant plus de souplesse aux employeurs dans le recrutement. Il faut aussi, modifier la grille de sélection et investir en francisation et en intégration.»

La FCCQ et la CCIBFE saluent la volonté du gouvernement de favoriser une meilleure adéquation entre les besoins des entreprises et la sélection des nouveaux arrivants, mais jugent qu’il est important de mettre pleinement en œuvre la Déclaration d’intérêt comme élément de sélection des immigrants et d’ouvrir le bassin des candidats aux employeurs afin de répondre à leurs besoins de main-d’œuvre. Cela permettra de conclure les travaux visant le changement de paradigme en immigration, incluant la modification, aussi prochainement que possible, de la grille de sélection du programme régulier des travailleurs qualifiés.

 «Nous croyons que la réponse aux besoins de main-d’œuvre des entreprises québécoises, à moyen et long terme, relève de l’immigration permanente et qu’un nouveau programme de travailleurs étrangers temporaires est un complément, non pas un substitut à une immigration permanente mieux arrimée aux besoins des entreprises», précisent Stéphane Forget et Geneviève Thibault.

La responsabilité des entreprises

La FCCQ et la CCIBFE souhaitent par ailleurs des clarifications quant aux responsabilités qui seront exigées aux employeurs lors de l’embauche d’un ressortissant étranger. «La volonté d’impliquer davantage les entreprises dans la sélection des immigrants est une bonne nouvelle. L’obtention d’un bon emploi est le meilleur outil d’intégration et de rétention d’un immigrant, mais il ne faut pas que les employeurs aient l’obligation de s’immiscer dans les démarches individuelles des immigrants, que ce soit dans leur apprentissage du français, à l’extérieur de ce que l’entreprise peut offrir, ou des valeurs québécoises», conclut Stéphane Forget.

 

28 février 2019
Lanouvelle.net
 

Le mémoire de la FCCQ sur le projet de loi no 10 peut être consulté ici : https://bit.ly/2BUgeVn