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Élections 2018

L’élection provinciale est une occasion pour les membres de la Chambre de commerce et d’industrie Bois-Francs-Érable de mettre de l’avant leurs préoccupations et les enjeux qui les touchent.

C’est également l’opportunité pour eux d’obtenir, de la part des candidats des différents partis, des engagements concrets quant aux actions qu’ils entendent poser à l’égard de ces enjeux et de ces préoccupations.

Pour ce faire, un comité Ah-hoc composé de membres du conseil d’administration a piloté ce dossier et soumis les questions suite à un sondage auprès des membres.

Les 6 candidats ont reçu les questions et ainsi eu l’opportunité de répondre à nos membres.
Ceux-ci avaient une période de 10 jours pour nous retourner leurs réponses.

Nous avons reçu les réponses de 4 candidats. À vous d’en prendre connaissance et de faire vote choix en prévision du scrutin du 1er octobre.  

Quant à nous, nous remercions les candidats qui ont démontré de l’intérêt envers les enjeux et les préoccupations de la communauté des affaires.

* À noter que nous n'avons pas reçu de réponses de la part de Jean Landry (Alliance Provinciale du Québec) et de Pierre Poirier (Le Parti Libéral du Québec).

**Les réponses sont publiées en tenant compte du nom de famille des candidats (ordre alphabétique)


Voici les réponses intégrales reçues de la part des candidats.

 

QUESTION 1

La préoccupation première des entreprises de notre région à l’aube de la présente campagne électorale est sans contredit la pénurie de main d’œuvre qui tend à se généraliser alors que nos membres ont d’importants besoin en terme de recrutement de nouveaux employés. Dans la MRC de l’Érable, ce sont 90 % des entreprises qui comptent embaucher au cours de l’année 2018.

Quelles solutions concrètes proposez-vous pour permettre aux entreprises de recruter la main d’œuvre dont elles ont besoin afin de se développer et pour répondre aux attentes de leurs clients?

Pour plusieurs entreprises, une solution à la pénurie de main d’œuvre passe en partie par l’immigration ou l’embauche de travailleurs étrangers.  Quelles mesures concrètes proposez-vous pour atteindre une adéquation entre les besoins en main d’œuvre de notre région et l’établissement dans celle-ci d’immigrants répondant à ces besoins?

 

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RÉPONSE DE WILLIAM CHAMPIGNY-FORTIER | QUÉBEC SOLIDAIRE

Pour aider les entreprises de la région à faire face à l’enjeu de la pénurie de main-d’œuvre, Québec solidaire propose une meilleure intégration des personnes immigrantes à la société et au marché du travail. Les mesures concrètes que nous avançons dans notre plateforme concernent l’augmentation des services de francisation et d’insertion culturelle pour les personnes issues de l’immigration. Notons que le taux de chômage des personnes issues de l’immigration est bien supérieur à celui de la moyenne nationale. Par conséquent, cela démontre qu’il faut faire des efforts pour connecter ces personnes avec les employeurs qui cherchent actuellement à combler des postes. Pour Québec solidaire, réduire le taux d’immigration n’est pas une solution. Il faut au contraire garder le niveau actuel tout en travaillant pour une meilleure francisation, pour une meilleure intégration culturelle ainsi que pour la reconnaissance des diplômes étrangers.

La proposition phare de Québec solidaire pour s’attaquer à la problématique de pénurie de main-d’œuvre par l’inclusion des personnes issues de l’immigration consiste à mettre sur pied des Carrefours d’accueil en immigration. Ces institutions auraient pour fonction d’être des guichets uniques d’accès aux cours de francisation, aux services d’intégration dans les organismes communautaires et à l’aide financière. Les Carrefours seraient mis sur pieds dans les différentes régions du Québec de manière à régionaliser l’immigration, aidant ainsi les entreprises à trouver de la main-d’œuvre. Québec solidaire souhaite également confier une mission de francisation aux entreprises puisque c’est par les échanges quotidiens dans le cadre de l’emploi que les personnes issues de l’immigration pratiquent et apprennent notre langue. Cet apprentissage est lui-même bénéfique pour les entreprises puisqu’il permet aux nouveaux arrivants et aux nouvelles arrivantes de mieux s’intégrer en emploi hors des grands centres.

 

 


Jacques Daigle.pngRÉPONSE DE JACQUES DAIGLE | PARTI QUÉBÉCOIS

Pour le Parti Québécois le développement des régions est une priorité et la circonscription d’Arthabaska n’y échappe pas. Nous considérons que les régions sont le moteur économique du développement et de l’occupation du territoire.

Pour le PQ, Arthabaska doit disposer des leviers nécessaires à sa vitalité économique. Il faut pouvoir vivre en région, travailler en région et décider en région. Et l’État doit redonner le pouvoir décisionnel à ces dernières.

En ce qui concerne la main d’œuvre, le PQ mise d’abord sur la modernisation technologique des entreprises pour favoriser la création d’emplois à valeur ajoutée. La formation adaptée aux besoins des entreprises en lien avec le milieu scolaire par la formation professionnelle et technique sera facilitée et supportée.

En ce qui concerne l’immigration pour répondre à la pénurie dans l’emploi, au PQ nous privilégions une sélection d’individus qui peuvent immédiatement combler les besoins là où ils se situent. Nous voulons faire en sorte que 25% des nouveaux arrivants s’installent en région dans un premier mandat et cela, sans toucher le seuil d’immigration. Il va de soi que nous mettrons en place, avec le monde municipal et le milieu communautaire, les moyens pour l’atteinte de cet objectif.

Nous voulons aussi nous assurer que les candidats disposeront d’une connaissance suffisante du français pour s’intégrer immédiatement dans leur emploi et comprennent aussi rapidement le mode de vie des québécois et les lois qui sont les nôtres.

Ainsi, pour solutionner le problème de pénurie de main d’œuvre, au Parti Québécois nous misons sur le développement technologique des entreprises, la formation adaptées, une immigration capable d’intégrer rapidement le marché du travail et finalement, nous mettrons en place les outils favorisant l’installation et le maintien en région de ces personnes compétentes.

 

 

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RÉPONSE DE LISETTE GAUDREAULT | PARTI CONSERVATEUR DU QUÉBEC

Nos baisses d'impôt encourageront certains travailleurs plus âgés à rester plus longtemps sur le marché du travail, ou à y revenir s'ils l'avaient quitté. Pour l'immigration, nous prévoyons justement une immigration arrimée aux besoins en main-d'oeuvre du Québec d'abord et avant tout, avant tout autre critère de sélection.

 

 

eric_lefebvre.jpgRÉPONSE D'ERIC LEFEBVRE | COALITION AVENIR QUÉBEC

Un gouvernement de la CAQ favorisera l’intégration d’immigrants économiques au sein des entreprises en créant une voie rapide pour les immigrants qui ont déjà un emploi de promis.

Après 15 années de gouvernement libéral, l’intégration et la francisation des immigrants, c’est un échec sur toute la ligne.

Près de 26 % des personnes immigrantes admises ont quitté.

Le taux de chômage est de près de 16 % chez les immigrants.

Ce n’est pas en maintenant le statu quo que nous réglerons le problème. En réduisant le nombre, nous serons en mesure de leur offrir de meilleurs services. Un gouvernement de la CAQ baissera les seuils d’immigration de 20 %, soit l’équivalent de 10 000 candidats acceptés au Québec de moins en 2019.

Nous accompagnerons aussi les travailleurs étrangers dans le processus de reconnaissance des diplômes et acquis.

Il faut miser sur la régionalisation de l’immigration.

Cinq grandes villes du Québec ont reçu, dans les 10 dernières années, 82 % des immigrants admis au Québec alors qu’elles représentent environ 40 % de la population du Québec.

Le reste du Québec représente 60 % de la population totale, mais n’a reçu que 18 % des immigrants.

Il faut donc faciliter l’immigration économique, mieux les accompagner et miser sur la régionalisation en leur offrant un emploi en région dès leur arrivée.

Par ailleurs, il faut encourager la participation au marché du travail le plus longtemps possible. Nous mettrons en place des incitatifs fiscaux en ce sens pour rendre intéressant le retour au travail des retraités.

En terminant, il faut encourager les entreprises à améliorer leur production pour diminuer leur besoin en personnel. Nous instaurerons une politique de soutien aux entreprises adaptée aux nouvelles réalités pour stimuler l’investissement et l’innovation. Investissement Québec aura le mandat de stimuler efficacement les investissements privés et étrangers.

 

 

QUESTION 2

Notre région compte de nombreuses PME, par exemple dans la MRC d’Arthabaska, 52 % des entreprises comptent moins de 10 employés. La marge de manœuvre financière de ces entreprises est souvent plus faible, ce qui les incite à rechercher une certaine prévisibilité dans leurs dépenses, notamment en matière de masse salariale et de charges sociales. Déjà, en juin dernier, l’Assemblée nationale du Québec a adopté des modifications à la Loi sur les normes du travail qui auront des impacts sur ces dernières.

Est-ce que votre parti propose d’augmenter le salaire minimum ou les charges sociales (RRQ, CNT, RQAP, indemnités de vacances etc.) devant être assumées par les employeurs au cours du prochain mandat?  Le cas échéant, est-ce que l’impact de ses mesures sur les PME a été évalué? Est-ce que votre parti prévoit des mesures d’atténuation de ses impacts pour ces dernières?

 

william-champigny-fortier.jpgRÉPONSE DE WILLIAM CHAMPIGNY-FORTIER | QUÉBEC SOLIDAIRE

Un gouvernement dirigé par Québec solidaire augmenterait le salaire minimum à 15$ l’heure au premier mai 2019 et l’indexerait annuellement tout en prévoyant des mesures d’aide pour certaines entreprises. L’impact sur les PME du salaire minimum à 15$ l’heure a bel et bien été étudié, notamment grâce à des comparaisons avec l’Ontario qui a récemment augmenté le salaire minimum d’une manière rapide. En réalité, l’augmentation du salaire minimum à 15$ l’heure permettrait de dégager plus de pouvoir d’achat pour les travailleurs et les travailleuses d’ici. Cela serait bel et bien bénéfique pour les PME puisque cet argent reviendrait en très grande partie dans l’économie locale. Néanmoins, Québec solidaire prévoit bel et bien des mesures transitoires afin d’aider les PME à s’adapter à cette hausse nécessaire du salaire minimum.

Premièrement, il y aurait la création d’un fonds de 60 millions de dollars d’une durée de 5 ans pour offrir des subventions directes aux entreprises susceptibles d’être les plus affectées par la hausse du salaire. Deuxièmement, il y aurait l’augmentation de 30 millions de dollars pour le financement des organismes communautaires, OSBL et autres organismes de bienfaisance pour compenser la hausse en plus des autres augmentations prévues dans la plateforme de Québec solidaire. Finalement, un montant de 10 millions de dollars est également prévu pour les secteurs agricoles plus vulnérables à la concurrence internationale.

 

Jacques Daigle.pngRÉPONSE DE JACQUES DAIGLE | PARTI QUÉBÉCOIS

Au PQ on s’engage à faciliter la vie des PME, à les soutenir durant toutes les phases de leur développement et à passer d’un État en mode « normatif » à un État plus souple, en mode « solution ».

Un premier objectif au PQ, c’est de réduire le fardeau réglementaire imposé aux PME et cet allègement relèvera directement du bureau du premier ministre. Plus spécifiquement, la souplesse sera plus importante les cinq premières années d’existence d’une entreprise.

Nous voulons aussi mettre fin à la culture du « racket » chez Revenu Québec, celui qui trône en tête du top 10 des ministères et organismes les plus redoutés par les PME.

Nous cherchons aussi à diminuer la paperasse en favorisant le principe « une fois suffit ». Une entreprise devrait fournir une seule fois la même information à la machine gouvernementale.

Nous voulons aussi favoriser le rachat des entreprises par les employés et revoir les règles fiscales pour la transmission de cette dernière d’une génération à l’autre.

Aussi, nous voulons mettre en place des mesures pour soutenir la commercialisation par les PME œuvrant dans la deuxième et troisième transformation.

Considérant le manque de main d’œuvre, la pression sur les salaires demeure présente et exigeante pour les entreprises. Oui nous sommes favorables à l’augmentation du salaire minimum, mais de façon progressive. Oui nous voulons améliorer les conditions de travail des gens pour favoriser l’emploi en région, mais il faut retenir que les stratégies PME que nous déploirons permettront l’atteinte de ces objectifs.

Une entreprise a besoin d’employés heureux pour se développer et prospérer. Ce bonheur génère absolument du rendement et la prospérité des PME.

 

Arthabaska - Lisette Gaudreault2.pngRÉPONSE DE LISETTE GAUDREAULT | PARTI CONSERVATEUR DU QUÉBEC

Nous n'imposerons rien de la sorte aux entrepreneurs de la région. En fait, nous ferons exactement le contraire! Nous prévoyons baisser le fardeau fiscal des entreprises de 40%, en diminuant surtout la taxe sur la masse salariale dédiée au FSS. Nous allons aussi éliminer le 1% dédié à la formation de la main-d'oeuvre et donc faire confiance aux entrepreneurs de la région pour former leurs employés. Enfin, pour ce qui est du salaire minimum, nous ne l'augmenterons pas à 15$. En fait, plutôt que de l'augmenter, nous allons plutôt le rendre libre d'impôt, pour ne pas demander davantage de sacrifices aux entrepreneurs de la région, qui ont dû en faire beaucoup à cause des derniers gouvernements.

 

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RÉPONSE D'ERIC LEFEBVRE | COALITION AVENIR QUÉBEC

Dans un premier temps, pour mon parti et moi, il est clair qu’il n’est nullement question d’augmenter le salaire minimum de manière drastique. Naturellement, des augmentations ponctuelles sont à prévoir et l’indice de hausse des prix à la consommation (inflation) demeurera toujours l’élément à considérer en vue d’éventuels ajustements du salaire minimum et c’est la même ligne de pensée pour ce qui est des charges sociales.

De plus, un gouvernement de la CAQ instaurera une culture de partenariat avec les entreprises. Les différents ministères devront agir en tant que partenaires au développement des entreprises et non l’inverse comme on le constate trop souvent. Également, la CAQ prône l’allègement de la bureaucratie pour les entrepreneurs et les travailleurs autonomes, qui n’ont pas le luxe de perdre autant de temps dans la paperasse.

Par exemple, nous proposons une simplification du régime fiscal avec une seule déclaration à remplir pour les deux ordres de gouvernement, administrée par Québec.

Pour ce qui est de l'Agence du revenu, un gouvernement de la CAQ offrira la garantie d’un traitement respectueux des entreprises et contribuables dans leurs relations avec le fisc. Il est inacceptable que des entrepreneurs de bonne foi soient traités comme des criminels ou des fraudeurs au moindre petit problème dans leur déclaration de revenus.

L’objectif de ces différentes mesures est de libérer les forces de nos entrepreneurs pour qu’ils puissent faire ce qu’ils font de mieux : développer leur entreprise.

 

 

QUESTION 3

Plusieurs acteurs économiques du Centre-du-Québec, dont notamment la Chambre de commerce et d’industrie de Drummond, la Chambre de commerce et d’industrie du Cœur-du-Québec et la CCIBFE ont soulevé, au cours des dernières années, l’enjeu de la déserte routière de notre région.  L’amélioration de cette déserte est nécessaire afin de favoriser notre vitalité économique et touristique.

Parmi les revendications mises de l’avant, de nombreux intervenants ont demandé l’élargissement à 4 voies de l’autoroute 955 et le prolongement à quatre voies de la route 122 entre Victoriaville et la 955 permettant ainsi un accès sécuritaire à l’autoroute 20.  Quelle est votre position quant à ces demandes et, le cas échéant, quelles actions comptez-vous poser afin de concrétiser ces élargissements?


william-champigny-fortier.jpgRÉPONSE DE WILLIAM CHAMPIGNY-FORTIER | QUÉBEC SOLIDAIRE

Pour Québec solidaire, les élargissements qui permettent une meilleure sécurité routière peuvent représenter, en certains cas, un moyen afin de préserver des vies et doivent donc être réalisés. Néanmoins, toujours chercher à augmenter le volume de circulation automobile sur le territoire ne peut que nous entrainer vers d’autres problèmes. Au lieu de proposer sans cesse des agrandissements, des prolongements et des élargissements qui s’avèreraient rapidement insuffisants, Québec solidaire propose un plan audacieux qui fait une plus grande place au transport collectif intermunicipal et interrégional. C’est pourquoi nous voulons mettre sur pied l’Agence de transport interurbain (ATI), une société d’État qui rachèterait les actifs des compagnies qui existent actuellement, développerait des gares multimodales dans les grands centres régionaux et relierait ces centres aux municipalités les entourant. Cette mesure permettrait à la fois de réduire la pression automobile sur les routes, d’améliorer la sécurité routière, de réduire nos émissions de GES et d’offrir à tout le monde une alternative abordable pour les déplacements. À plus long terme, Québec solidaire souhaite également développer un réseau ferroviaire haute-vitesse digne du XXIe siècle.

Par ailleurs, nous proposons d’avoir une vision plus préventive de l’enjeu de la déserte routière en réduisant l’étalement urbain. La meilleure façon d’y parvenir consiste à diversifier les sources de revenus des villes en leur attribuant des points d’imposition au lieu de les obliger à dépendre des taxes foncières comme c’est le cas actuellement. Autrement dit, la vision assumée par Québec solidaire ne va pas à l’encontre d’élargissements pour la sécurité, mais ne se limite pas non plus à des ajouts sporadiques. Il faut revoir notre façon d’habiter le territoire et notre façon de nous déplacer sur celui-ci de façon à pouvoir garantir du transport sécuritaire, abordable et écoresponsable pour tout le monde.

 

 

Jacques Daigle.pngRÉPONSE DE JACQUES DAIGLE | PARTI QUÉBÉCOIS

Déjà en 2016 le Parti Québécois faisait de ce projet d’élargissement des voies de la 955 et de la 122 une priorité pour la région. Ce projet n’a pas été remis sur la table pour cette élection car la priorité nous semble davantage le développement du transport collectif, mais comme candidat il est absolument certain que je ferai tout pour que ce dossier aboutisse. Cela favorisera, j’en suis certain, la mobilité du transport et de la main d’œuvre.



Arthabaska - Lisette Gaudreault2.pngRÉPONSE DE LISETTE GAUDREAULT | PARTI CONSERVATEUR DU QUÉBEC

Un gouvernement du Parti conservateur du Québec réalisera, en PPP, les travaux d'infrastructure nécessaires afin d'améliorer la fluidité de la circulation sur le réseau routier québécois, y compris dans le Centre-du-Québec. Nous sommes le seul parti qui appuie les automobilistes des régions mal desservies ou non desservies par le transport en commun, et tout ce qui sera construit pour les automobilistes bénéficiera aussi aux camionneurs et aux entrepreneurs de la région. 

 

 

eric_lefebvre.jpgRÉPONSE D'ERIC LEFEBVRE | COALITION AVENIR QUÉBEC

Lors de la campagne 2016, j’avais soulevé l’importance que représente l’autoroute 955 qui est l’entrée dans notre région. En incluant le dossier de la route 122, il s’agit de projets qui doivent rester dans la vision de développement de la région.

Nous parlons de la 955 et de la 122, mais il ne faut pas oublier le dossier de la sécurité de la route 116.

La route 116 est une artère majeure pour Arthabaska-L’Érable et pour son développement économique.

Rappelons que suite à mes interventions et de celles de plusieurs élus et citoyens, nous avons eu la confirmation qu’un feu de circulation sera aménagé à l'intersection de la route 116 et du 12e rang Ouest à Princeville menant au Club de golf Laurier et au dek hockey du Lac Mirage.

Le dossier de la sécurité de la 116 sera également très important.


 

QUESTION 4

Au cours des dernières années, de nombreuses entreprises de notre région ont eu à déplorer la lenteur du processus d’octroi des certificats d’autorisation par le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Changements climatiques, ce qui a eu pour effet de retarder des investissements importants qui répondaient pourtant aux normes environnementales. 

Quelles mesures comptez-vous mettre de l’avant pour favoriser les investissements des entreprises responsables en matière environnementale et faire en sorte que les délais d’évaluation des dossiers ne deviennent pas un frein à leur développement ou pire, un incitatif au déménagement de leurs activités?

 

william-champigny-fortier.jpgRÉPONSE DE WILLIAM CHAMPIGNY-FORTIER | QUÉBEC SOLIDAIRE

Pour Québec solidaire, la transition vers une économie verte est une priorité. En ce sens, il faut faire beaucoup mieux en termes d’investissements et ne pas hésiter à transférer les subventions qui alimentent la production d’hydrocarbures vers des domaines écoresponsables. Par ailleurs, nous proposons de revoir le rôle de la Caisse de dépôt et placement Québec (CDPQ) pour soutenir un développement économique fondé sur des valeurs sociales et environnementales. Il faut également que cette institution consacre plus de ses placements à des initiatives de transition écologique.

Pour Québec solidaire, l’État a aussi pour responsabilité d’aider les entreprises à mieux recycler et à mieux gérer les matières résiduelles. QS propose de créer des réseaux publics de compostage et en mettant en place ce qu’il faut afin de réutiliser le plus possible les déchets. De plus, il faut agir afin de sanctionner plus sévèrement les très grosses entreprises qui ne respectent pas les lois environnementales aux dépens des PME qui jouent selon les règles que nous nous donnons collectivement. En ce sens, Québec solidaire rendra notamment l’aide gouvernementale conditionnelle au respect de critères de responsabilité sociale et environnementale et appuiera les PME et les entreprises d’économie sociale qui répondent à ces critères. Nous ferons également en sorte que les délais d’évaluation des dossiers soient plus courts afin de ne pas décourager les entreprises qui veulent faire leur part pour l’environnement. Pour y parvenir, il faut faire en sorte que l’État ait le personnel nécessaire pour être efficace dans l’évaluation des dossiers.



Jacques Daigle.pngRÉPONSE DE JACQUES DAIGLE | PARTI QUÉBÉCOIS

Il ne faut pas se le cacher, les changements climatiques, le réchauffement de la planète vont nous affecter de façon importante, mais dans ce dossier des rapports avec ce ministère, vous avez déjà une piste de solution dans la réponse à la seconde question. Une réduction de la paperasse, une meilleure cohésion entre les ministères et la réduction du fardeau règlementaire imposé.

Nous disons oui à des normes environnementales justes, mais non à la lenteur administrative.



Arthabaska - Lisette Gaudreault2.pngRÉPONSE DE LISETTE GAUDREAULT | PARTI CONSERVATEUR DU QUÉBEC

L'excès de paperasserie administrative est un frein, sinon un mur, à l'esprit d'entreprise au Québec. Le PCQ s'engage à déployer tous les efforts nécessaires afin de la diminuer au minimum, et à éliminer toutes les tracasseries administratives qui n'apportent aucune valeur ajoutée à la collectivité en matière de protection de l'environnement, de santé et sécurité du travail, de protection des consommateurs, etc.



eric_lefebvre.jpgRÉPONSE D'ERIC LEFEBVRE | COALITION AVENIR QUÉBEC

Au cours de mon mandat, j’ai été fortement sensibilisé à cette problématique importante. De nombreuses entreprises ont sollicité mon aide pour les accompagner dans leur demande auprès du ministère. En effet, les délais sont inacceptables et il faudra se pencher de façon sérieuse sur cette problématique.

Je le répète et je le martèle, un gouvernement de la CAQ instaurera une culture de partenariat avec les entreprises. Les différents ministères incluant bien entendu le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) devront agir en tant que partenaire au développement des entreprises et non l’inverse.

Il doit être possible d’obtenir un certificat d’approbation du MDDELCC dans de meilleurs délais et ainsi accélérer le développement économique régional tout en respectant les normes environnementales.

Nous considérerons augmenter les budgets du MDDELCC afin que le ministère puisse continuer à exercer sa mission avec les moyens nécessaires mis à sa disposition.

De plus, nous avons toujours dénoncé le manque de ressources au sein du MDDELCC ; il faut avoir les ressources nécessaires, efficientes et de terrains.