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Élection fédérale 2019 - la suite

Dans le cadre de l'élection fédérale, la CCIBFE a proposé à ses membres de soumettre leurs questions aux candidats en lice. Suite à cette consultation auprès des membres, 6 questions ont été acheminées aux candidats suivants :

Région Mégantic-Érable
Parti conservateur du Canada Luc Berthold
Nouveau parti démocratique Mathieu Boisvert
Parti vert du Canada Nicole Charrette 
Bloc québécois Priscilla Corbeil
Parti libéral du Canada Isabelle Grégoire 
Parti populaire du Canada Marie-Claude Lauzier
Indépendant Jean Paradis 
Parti Rhinocéros Damien Roy

Région Richmond-Arthabaska
Nouveau parti démocratique Olivier Guérin
Parti vert du Canada Laura Horth-Lepage
Parti populaire du Canada Jean Landry
Bloc québécois Olivier Nolin
Parti libéral du Canada Marc Patry
Parti conservateur du Canada Alain Rayes

 

Voici la suite des réponses des candidats:


Question #5

Le domaine de l’agriculture et de l’agroalimentaire sont des richesses considérables pour les Québécois et Québécoises. Le travail de ces professionnels est au cœur de la vie de nos concitoyens puisqu’ils répondent à un besoin essentiel, celui de se nourrir. Dans le but d’offrir des produits de qualité à la population, le gouvernement a établi des normes rigoureuses dans ce domaine. Pourtant, on constate que des produits provenant de l’étranger et ne respectant pas ces mêmes normes sont disponibles au Canada. Ayant des coûts de production moindres et n’ayant pas à respecter les mêmes exigences gouvernementales, les producteurs étrangers deviennent donc des concurrents déloyaux. Concrètement, quelle aide pouvez-vous offrir à nos producteurs canadiens afin de favoriser la production et l’achat local, et ce de façon loyale, c’est-à-dire avec des exigences communes à tous les producteurs d’ici et d’ailleurs?


 

Luc Berthold

BERTHOLD, Luc | Parti conservateur du Canada (Mégantic – Érable)

*Fait conjointement avec RAYES, Alain | Parti conservateur du Canada (Richmond – Arthabaska)

Il est inacceptable que le gouvernement libéral n’ait pas considéré le fait que nos producteurs agricoles et agroalimentaires devaient composer avec les normes les plus élevées au monde lorsqu’il a conclu nos derniers accords commerciaux de libre-échange. La réciprocité des normes est un incontournable. Malheureusement, pour Justin Trudeau, l’agriculture n’est pas un dossier assez important pour justifier la présence du ministre de l’agriculture aux tables de négociations, contrairement au gouvernement conservateur précédent. Nous défendrons l’agriculture de chez nous en faisant respecter nos règles et en nous objectant vivement lorsque des pays imposeront des barrières non-tarifaires aux produits canadiens.

Par ailleurs, il n’est pas normal que Justin Trudeau ait attendu quatre ans pour annoncer son plan de compensation pour la gestion de l’offre. Encore moins qu’aucun producteur laitier n’ait encore été compensé, malgré les promesses répétées. Les conservateurs compenseront équitablement les producteurs de la gestion de l’offre.

Les circonscriptions de Richmond-Arthabaska et Mégantic-L’Érable sont très fortement agricole. Nous sommes donc bien placés pour comprendre l’importance des enjeux liés à l’agriculture et à l’agro alimentation au sein de notre économie régionale.

 


Isabelle Grégoire

GRÉGOIRE, Isabelle | Parti libéral du Canada (Mégantic – Érable)

Il est vrai de que l’agriculture et l’agroalimentaire sont des vecteurs économiques importants pour la région de l’Érable. À chaque fois que je visite des fermes et parle avec des producteurs sous gestion de l’offre, je suis toujours aussi fière du travail qu’ils accomplissent chaque jour. Nous devons les aider de par des compensations, mais également faire en sorte que les règles du jeu soient équitables pour tout le monde, y compris nos partenaires économiques.

En raison des coupes désastreuses que Stephen Harper a apportées aux programmes canadiens de gestion des risques de l’entreprise, beaucoup sont aujourd’hui dans une position plus précaire, incapables de gérer les lourdes pertes de revenus pouvant découler d’une chute soudaine du prix des marchandises, de la survenue de sécheresses ou d’inondations liées au climat ou d’un ralentissement important du marché. Pour faire en sorte que les agriculteurs aient accès à l’aide dont ils ont besoin quand ils en ont besoin, nous procéderons à un examen concerté de nos programmes de gestion des risques de l’entreprise du Canada, en veillant particulièrement à l’Agri-stabilité. De plus, nous sommes disposés à augmenter l’appui fédéral aux agriculteurs pour les aider à gérer les risques qui sont indépendants de leur volonté.

De plus, avant même de débuter les élections, Notre gouvernement a annoncé 1.76milliards en compensations agricoles pour pallier aux concessions de traités internationaux.  D’ailleurs, 375 millions seront versés début novembre, en lien avec les quotas au 31 aout 2019 en plus d’augmenter la capacité de prêt en capital de Développement agricole et alimentaire Canada de 5 milliards de dollars par année, en plus de l’aide actuelle octroyée par Financement agricole Canada. Nos investissements aideront à faire en sorte que les normes des produits qui entrent soit plus strictes, le travail a déjà débuté et nous continuerons.

 


Jean Paradis

PARADIS, Jean | Indépendant (Mégantic – Érable)

L’occupation du territoire est la responsabilité de nos agriculteurs et de nos producteurs forestiers. L’autonomie alimentaire d’un peuple n’est pas négociable. Le Québécois est foncièrement un citoyen attaché à sa langue et à l’occupation de son territoire. Toute association au Québécois pure laine est ridicule, nous sommes TOUS des métissés.

 


 Laura Horth-Lepage

HORTH-LEPAGE, Laura | Le Parti Vert du Canada (Richmond – Arthabaska)

Dans l’objectif de soutenir les agriculteurs canadiens et d’améliorer notre capacité nationale d’autosuffisance, un gouvernement vert rapatrierait la production d’un quart des importations alimentaires actuelles.

Le Parti Vert s’engage aussi à renégocier les accords sur le commerce et l’investissement du Canada pour en retirer les provisions relatives à la Résolution des différends entre l’investisseur et le pays (ISDS). Ces dernières permettent aux sociétés étrangères de défier les lois canadiennes. Il y inclurait également des normes contraignantes relatives aux conditions de travail, de santé, de sécurité et de protection de l’environnement.

De plus, un gouvernement vert protégerait la gestion de l’offre, tout en permettant la production pour les marchés locaux de demeurer en-dehors de ce système. Il s’assurerait également que toute denrée alimentaire dont la production est interdite au Canada ne serait pas importée.

Entre autres mesures pour soutenir l’agriculture, un programme d’échange des semences entre producteurs canadiens serait mis sur pieds, et le rétablissement d’infrastructures de production alimentaire locales (transformation alimentaire à valeur ajoutée) serait soutenu.

 


Olivier Nolin

NOLIN, Olivier | Bloc Québécois (Richmond – Arthabaska)

Malgré les embûches, les agricultrices et les agriculteurs du Québec, passionnés de leur métier, ne baissent pas les bras et continuent d'innover. Le Bloc Québécois favorise cette approche plus respectueuse des gens et de l'environnement en opposition à l'idéologie du gouvernement, qui refuse de corriger les effets pervers de la déréglementation et de la libéralisation des marchés. Le problème, c’est qu’au lieu de s’inspirer concrètement des standards élevés du Québec, le gouvernement canadien adopte des règlements et impose des normes qui compromettent les efforts des artisans québécois.

  • En exigeant que le gouvernement fédéral donne les outils et les ressources nécessaires aux agents l’Agence d’inspection des aliments (ACIA) d’effectuer des inspections dans les abattoirs et usines de transformations alimentaires sous juridiction fédérale pour assurer la sécurité des consommateurs.
    • Révise le rôle de l’ACIA, notamment dans le but de clarifier les conséquences possibles de son double mandat (protéger la population et promouvoir l’industrie);
    • Mette de côté l’idée de laisser l’industrie gérer complètement l’inspection des aliments et mettre ainsi la santé des citoyens entre leurs mains;
  • En clarifiant les règles d’étiquetage de façon à éliminer toute ambiguïté quant à l’origine des produits et à leurs composantes;
  • En exigeant que les produits alimentaires d’importation soient soumis aux mêmes normes que les produits d’ici.
  • En favorisant la mise en marché des produits biologiques
  • En exigeant que le gouvernement fédéral adopte une politique obligatoire d’étiquetage des organismes génétiquement modifiés (OGM) avec des normes qui s’appliquent tant pour les produits d’ici et aux produits importés.

 

 

Marc Patry

PATRY, Marc | Parti libéral du Canada (Richmond – Arthabaska)

  1. Tous les accords de libre échange, Europe, Transpacifique et Nord –Américains contiennent des ententes de réciprocité pour assurer une saine compétition.
  2. Nous mettrons en pratique la nouvelle politique alimentaire canadienne lancée récemment soit :
    • Aider les collectivités canadiennes à se procurer des aliments sains
      • Fonds des infrastructures alimentaires locales : 50M$
      • Lutte contre la fraude alimentaire : 24,4 M$
      • Programme national d’alimentation dans les écoles. 
    • Faire des aliments canadiens le premier choix au pays et à l’étranger
      • Campagne de promotion de l’achat de produit canadien : 25M$.
    • Soutenir la sécurité alimentaire dans les collectivités autochtones et du Nord.
    • Travailler avec des experts afin de lancer un défi pour financer les propositions les plus novatrices pour la réduction et le gaspillage alimentaire.

3. Nous simplifierons les services et accroîtrons les investissements pour aider les producteurs et les transformateurs d’aliments à prospérer et à croître.

    • Nous allons fusionner les services financiers et consultatifs actuellement répartis entre plusieurs organismes pour les regrouper sous Financement agricole Canada, qui verra son mandat élargi et renforcé.
    • Nous allons également augmenter la capacité de prêt en capital de Développement agricole et alimentaire Canada de 5 milliards de dollars par année, en plus de l’aide actuelle octroyée par Financement agricole Canada.

4. Nous veillerons à ce que les agriculteurs des secteurs soumis à la gestion de l’offre obtiennent l’aide dont ils ont besoin pour réussir.

 


 Alain Rayes

RAYES, Alain | Parti conservateur du Canada (Richmond – Arthabaska)

*Fait conjointement avec BERTHOLD, Luc | Parti conservateur du Canada (Mégantic – Érable)

Il est inacceptable que le gouvernement libéral n’ait pas considéré le fait que nos producteurs agricoles et agroalimentaires devaient composer avec les normes les plus élevées au monde lorsqu’il a conclu nos derniers accords commerciaux de libre-échange. La réciprocité des normes est un incontournable. Malheureusement, pour Justin Trudeau, l’agriculture n’est pas un dossier assez important pour justifier la présence du ministre de l’agriculture aux tables de négociations, contrairement au gouvernement conservateur précédent. Nous défendrons l’agriculture de chez nous en faisant respecter nos règles et en nous objectant vivement lorsque des pays imposeront des barrières non-tarifaires aux produits canadiens.

Par ailleurs, il n’est pas normal que Justin Trudeau ait attendu quatre ans pour annoncer son plan de compensation pour la gestion de l’offre. Encore moins qu’aucun producteur laitier n’ait encore été compensé, malgré les promesses répétées. Les conservateurs compenseront équitablement les producteurs de la gestion de l’offre.

Les circonscriptions de Richmond-Arthabaska et Mégantic-L’Érable sont très fortement agricole. Nous sommes donc bien placés pour comprendre l’importance des enjeux liés à l’agriculture et à l’agro alimentation au sein de notre économie régionale.



Question #6

L’exemption de 50% sur les gains en capital a été récemment menacée de disparaitre ce qui aurait d’importantes incidences fiscales pour les entreprises et entrepreneurs qui détiennent des actifs immobiliers et des actifs générant des gains en capital. Si votre parti est élu, qu’adviendra-t-il de cette politique fiscale importante?

 


Luc Berthold

BERTHOLD, Luc | Parti conservateur du Canada (Mégantic – Érable)

*Fait conjointement avec RAYES, Alain | Parti conservateur du Canada (Richmond – Arthabaska)

Les entreprises, particulièrement les PME, sont les assises de notre économie régionale. Elles créent des emplois et assurent la prospérité de notre nation. Un gouvernement conservateur veut mettre en place les dispositions favorables à cette prospérité. Nous voulons annuler les hausses d’impôt de Justin Trudeau sur les investissements des petites entreprises, exempter les conjoints des hausses d’impôt libérales sur les dividendes des petites entreprises, simplifier le régime fiscal et faciliter les interactions avec l’Agence du revenu du Canada, réduire les règlements fédéraux de 25%, nommer un ministre relevant directement du premier ministre afin de diriger une réduction de la paperasse, demander aux ministres et aux responsables de la réglementation de soutenir l’innovation, la croissance économique et la compétitivité mondiale et bien plus. Vous savez à quel point les enjeux économiques et la réussite de nos PME sont importantes pour nous et notre Parti. On n’a qu’à penser à la bataille que nous avons livré au Parlement avec nos collègues conservateurs et mon chef Andrew Scheer pour freiner la réforme fiscale injuste de Justin Trudeau. Vous pouvez être sûrs que notre engagement se poursuivra au sein d’un gouvernement conservateur fort.

 


Isabelle Grégoire

GRÉGOIRE, Isabelle | Parti libéral du Canada (Mégantic – Érable)

Au Parti libéral du Canada, nous reconnaissons que lorsque la classe moyenne de chez-nous est forte, c’est tout l’économie qui en bénéficie, incluant nos entrepreneurs d’ici. Ma principale priorité pour Mégantic-L’Érable en tant que députée élue sera d’aider nos familles, nos aînés et tous ceux ayant de la difficulté à joindre les deux bouts. C’est pourquoi un gouvernement libéral réélu versera jusqu’à 1 000 $ de plus par année aux familles de la classe moyenne comptant un enfant de moins d’un an, en augmentant de 15 % les prestations de l’Allocation canadienne pour enfants, en plus de rendre non imposables les prestations de maternité et les prestations parentales. Pour ce qui est de nos aînés à faible revenu, l’équipe Trudeau s’engage à leur verser jusqu’à 729 $ de plus par année, en augmentant de 10 % les prestations de la Sécurité de la vieillesse après l’âge de 75 ans. Les personnes âgées veuves recevront aussi jusqu’à 2 080 $ de plus par année grâce à une bonification de 25 % de la prestation de survivant du Régime des rentes du Québec. Pour financer nos ambitions, nous augmenterons les impôts de ceux qui font 150,000$ et plus.

En ce qui concerne les gains en capitaux, il et vrai que le budget de 2019 du gouvernement libéral a mis en place des mesures pour éviter des abus. Pour se faire, le Budget 2019 a proposé d’instaurer une règle qui limiterait le montant déductible par une fiducie de fonds commun de placement à l’égard de l’attribution d’un gain en capital à un détenteur d’unités demandant un rachat, dans la mesure où le gain en capital attribué aurait été supérieur au gain en capital que le détenteur d’unités aurait réalisé à la disposition de ses unités.


 

Jean Paradis

PARADIS, Jean | Indépendant (Mégantic – Érable)

Je ne peux me prononcer sur cet enjeu à ce moment. L’intérêt collectif prime sur les individus et sur les structures sociétales.

 


 Laura Horth-Lepage 

HORTH-LEPAGE, Laura | Le Parti Vert du Canada (Richmond – Arthabaska)

Celle-ci sera annulée.

Plus de 90 pour cent de la valeur de cet allègement fiscal va dans les poches des 10 pour cent les plus riches, et environ 85 pour cent va aux 1 pour cent les plus riches.  L’implantation d’une exemption pour les petites et moyennes entreprises serait tout à fait plausible.

 


 Olivier Nolin

NOLIN, Olivier | Bloc Québécois (Richmond – Arthabaska)

N/A

 

 

Marc Patry

PATRY, Marc | Parti libéral du Canada (Richmond – Arthabaska)

Aucune modification à cette mesure n’a été prévue dans la plate-forme du parti libéral.

 

 

  Alain Rayes

RAYES, Alain | Parti conservateur du Canada (Richmond – Arthabaska)

*Fait conjointement avec BERTHOLD, Luc | Parti conservateur du Canada (Mégantic – Érable)

Les entreprises, particulièrement les PME, sont les assises de notre économie régionale. Elles créent des emplois et assurent la prospérité de notre nation. Un gouvernement conservateur veut mettre en place les dispositions favorables à cette prospérité. Nous voulons annuler les hausses d’impôt de Justin Trudeau sur les investissements des petites entreprises, exempter les conjoints des hausses d’impôt libérales sur les dividendes des petites entreprises, simplifier le régime fiscal et faciliter les interactions avec l’Agence du revenu du Canada, réduire les règlements fédéraux de 25%, nommer un ministre relevant directement du premier ministre afin de diriger une réduction de la paperasse, demander aux ministres et aux responsables de la réglementation de soutenir l’innovation, la croissance économique et la compétitivité mondiale et bien plus. Vous savez à quel point les enjeux économiques et la réussite de nos PME sont importantes pour nous et notre Parti. On n’a qu’à penser à la bataille que nous avons livré au Parlement avec nos collègues conservateurs et mon chef Andrew Scheer pour freiner la réforme fiscale injuste de Justin Trudeau. Vous pouvez être sûrs que notre engagement se poursuivra au sein d’un gouvernement conservateur fort.

 

* À noter que la CCIBFE n'a fait aucune révision linguistique ou orthographique des textes reçus.